Coordination Nationale Contre l'Éradication du Varron."La Ribe" 43430. LES VASTRES
Compte-rendu
de l'AG des 17 et 18 novembre 2001
( extraits )
L'AG
s'est déroulée dans d'excellentes conditions et nous a permis de travailler très
sérieusement grâce aux efforts de nos adhérents du Nord. L'intendance a été
assurée par des distributeurs, des consommateurs et des agriculteurs du Nord.
Qu'ils en soient tous remerciés.
Le
point dans les régions:
Pays
de Loire: En Loire Atlantique
où la Conf dirige la Chambre les procès se multiplient, tandis qu'en Maine et
Loire, où ce n'est pas le cas, les procédures administratives n aboutissent
pas et il n'y a pas de procès au pénal. En Loire Atlantique, l'annulation de
l'arrêté préfectoral ne peut qu'entraîner celle des arrêtés préfectoraux
nominaux contre Boileau et Hauraix, et leur relaxe devant le tribunal de police.
Ce qui n'empêche pas le GDS, aux mains de la Conf, d'engager des poursuites
contre Jacques Chiron l'ex-Président de Biolait. Le procès devait avoir lieu
le 23 novembre à Chateaubriant.
Normandie:
Nous y gagnons presque tous les procès, mais l'administration les multiplie à
l'infini, faisant appel même quand elle sait qu'elle va perdre. Par contre le
tribunal administratif de Caen tout en annulant les arrêtés préfectoraux, réfute
nos arguments de fond. Il va falloir réfléchir à cela avec l'avocat. Après
l'AG nous avons appris que le fameux art L200-1 du Code Rural (protégeant
les écosystèmes) était devenu l'art L110-1 du Code de l'Environnement. Faudra
saisir le ministère de l'environnement pour lui demander comment respecter
"sa loi".
Autres
régions : les choses
n'avancent pas, soit parce qu'il n'y a pas de refuseurs, soit parce que
l'administration ne tient aucun compte de nos protestations et de nos succès
judiciaires, soit parce que les tribunaux tardent à statuer.
C'est ainsi que la Cour d'appel
administrative de Lyon garde sous le coude les affaires de l'Allier et de la
Haute-Loire depuis plus de deux ans !
National:
à la suite du procès de Nantes (mi-mai) Me Ludot du barreau de Reims nous a
offert ses services. Il a demandé une expertise pour déterminer le rôle du
varron dans le métabolisme des bovins. Il a été débouté au motif que cette
demande ne s'appuyait pas sur des litiges!! L'affaire est en appel à Lyon.
L'aide judiciaire a été refusée à la Coordination pour cette procédure. Me
Ludot a fait appel.
Le
récapitulatif des procédures a été mis à jour et devrait permettre une
meilleure lisibilité.
(
…) la liste des correspondants locaux : Ceux-ci tiennent la Coordination
au courant des actions dans leur région, et possèdent l'essentiel de
l'information qu'ils diffusent auprès des adhérents et des sympathisants.(…)
Privatisation
du mandat sanitaire:
Il
s'agissait du point le plus grave de notre AG.
Le
mandat sanitaire a été définitivement privatisé le 4 janvier dernier.
Nous
l'avons appris par une lettre du 31 octobre, du ministre à la députée
Laurence Dumont du Calvados. Cela signifie, lorsque les décrets d'application
seront publiés, que les GDS
vont créer un réseau de surveillance auquel nous devrons adhérer, qu'ils
pourront venir chez nous autant de fois qu'ils le jugeront nécessaire, pour y
assurer des missions de surveillance et de prévention, et ceci à nos frais.
Il
faut s'attendre à la disparition de tous les petits agriculteurs contestataires
dans les années à venir. D'autant plus que les hectares ainsi libérés
apporteront des primes supplémentaires aux "gros bien sages" qui les
récupèreront.
Il
s'agit là de la plus grande trahison des travailleurs du monde rural par leurs
syndicats, y compris la Confédération Paysanne.
Cette dernière proteste à l'échelle mondiale contre les privatisations, mais
a collaboré à celle de la santé animale et publique. N'oublions pas que nous
possédons un document interne où elle se déclarait partisante de cette
privatisation avant que le premier texte soit voté au parlement. Dés que nous
connaîtrons la totalité des
décrets d'application, nous en ferons une analyse et nous examinerons comment
organiser la résistance, ce qui sera d'une organisation spécifique.
La
prophylaxie du varron ne visait qu'à obtenir ce nouveau pouvoir.
Maintenant
que c'est chose faite nous allons voir se multiplier les prophylaxies de
complaisances (comme l'IBR) derrière un discours dénonçant la mal-bouffe et
stigmatisant la qualité de notre agriculture. Quand il n'y aura plus personne
pour le dénoncer et produire autre chose nous serons condamnés à manger les
emballages de médicaments que seront devenus les plantes et les animaux.
Nos
relations avec:
Avec
la Conf les relations sont très tendues, surtout depuis la découverte
de la privatisation définitive du mandat sanitaire. Certains militants de ce
syndicat s'opposent à l'éradication du varron, mais la plupart ne nous
soutiennent pas. Ils se contentent de venir chercher nos dossiers pour gagner
les procès au nom de la Conf qui ne les soutient pas! C'est le cas en
Haute-Normandie par exemple.
Depuis
que la FNAB a mis un éleveur bovin à sa tête, elle nous soutient moins
qu'avant.
Les
deux organisations biodymamistes ne font pas passer notre message. Mieux,
le Mouvement s'est approprié notre travail, sans appeler à la résistance.
Nous
attendons toujours que N et P nous donne la parole au salon Marjolaine.
Les
bios en général ne font pas état de nos victoires judiciaires et nous
ignorent complètement. Tout
comme ATTAC et les écologistes toutes tendances confondues. Ainsi
la FRAPNA dénonce-t-elle les conséquences de l'Ivermectine utilisée
dans le traitement varron sans remettre en cause l'éradication.
Le
ministère fait comme si nous n'existions pas,
multipliant les procédures, même quand il sait qu'il va les perdre. Certains
responsables avouent que le discours officiel sur les causes de la Vache-Folle
n'est pas parfaitement crédible, mais ils refusent de considérer publiquement
les éléments de preuve que nous apportons pour démontrer la liaison entre
cette maladie et l'éradication du varron. Tout au plus les dénoncent-ils sans
le démontrer .
La
presse. les médias:
Le
Monde reste le journal qui nous a fait le plus de mal,
puisqu'il a empêché la publication des thèses de Sternheimer dans différents
journaux en ne les publiant pas, alors qu'il s'en était réservé l'exclusivité.
L'Ecologiste
au contraire nous a fait un grand honneur qui reste pour l'instant sans écho.
A
l'occasion du procès de Nantes nous avons trouvé asile dans quelques journaux
à grand tirage comme Ouest-France, Libération, le Point,
Biocontact, avec des publications
surprenantes comme Rivarol. Depuis, quelques petites feuilles, qui ne sont pas
sans échos, loin de là, nous demandent des textes, par ex:
Nous
avons décidé d'établir une liste des journaux dans lesquels nous avons une
chance d'être entendus et de leur envoyer un communiqué chaque fois que nous
gagnerons un procès. Dés qu'elle sera opérationnelle elle devrait nous
permettre de développer notre audience. Ce qui nous permettra de répondre à
certains articles comme celui de la France-Agricole
qui a fait une analyse tout à fait tendancieuse de notre échec devant la Cour
de Cassation. Remarquons tout de même que ce journal signale nos succès au
contraire des publications des mouvements "amis". L'établissement
d'un press-book doit être envisagé.
Le
point en général:
Plus
nous gagnons, plus nous avons l'impression d'être entourés d'un mur de
silence. Nous avons réfléchi à
plusieurs stratégies pour sortir de cet étouffement. L'action
avec la presse en relève.
Nous allons également rajeunir notre document de présentation, en y
incorporant l'article de l'Ecologiste par exemple. (…)
Les
scientifiques:
Nous
savons qu'en Angleterre le gouvernement subventionne les recherches de Mark
Purdey qui vont dans le même sens que les nôtres, bien qu'il ne
veuille pas dénoncer publiquement le principe d'éradication. Michel
Bounias travaille avec lui et ils préparent une publication commune.
Joël
Sternheimer continue à témoigner
en notre faveur tout comme Michel Bounias.
Quelques
vétérinaires commencent à nous rejoindre, mais la privatisation du mandat
sanitaire ne va pas faciliter les choses puisque les vétérinaires vont dépendre
assez étroitement des GDS.
Le
monde scientifique s'interroge sur la pertinence de nos arguments, mais se
refuse encore à admettre que des sans-grades puissent avoir eu raison contre
eux. En France une vérité ne devient scientifique que lorsqu'elle est
officielle.
A
l'étranger:
Nos
lettres continuent à rester sans réponse dés qu'elles parlent du varron.
Preuve qu'elles dérangent quelque part. Nous n'arrivons pas à entrer en
contact avec des organisations semblables à la nôtre. A croire que nous sommes
les seuls au monde! Pourtant de nombreux scientifiques étudient la question de
la disparition des insectes en particulier et des espèces en général. Ils
professent, conférences, recherchent sur le sujet, mais refusent de se
prononcer sur le varron. (…)
Fait le 5 décembre 2001
*GDS: Groupements de Défense Sanitaire
**DSV : Direction des Services Vétérinaires