Archives...la coordination n'existe plus depuis janvier 2004...

Coordination Nationale Contre l'Éradication du Varron."La Ribe" 43430. LES VASTRES

 

Compte-rendu de l'AG des 17 et 18 novembre 2001 ( extraits )

L'AG s'est déroulée dans d'excellentes conditions et nous a permis de travailler très sérieusement grâce aux efforts de nos adhérents du Nord. L'intendance a été assurée par des distributeurs, des consomma­teurs et des agriculteurs du Nord. Qu'ils en soient tous remerciés.

Le point dans les régions: Nord : la situation de cette région est toujours confuse, mais les choses s'arrangent. Nous ne possédons tou­jours pas le jugement gagné au pénal car il n'est pas rédigé, mais il n'a pas été appelé. Quant à l'administra­tif il faut attendre notre tour devant la Cour d'appel. Le GDS* envoie les documents sanitaires en petite vitesse aux non-adhérents. Nous avons suggéré de leur offrir la différence d'affranchissement, avec copie de la lettre à la DSV**. Les GDS gèrent un service public, ils devraient traiter tout le monde à égalité.

Pays de Loire: En Loire Atlantique où la Conf dirige la Chambre les procès se multiplient, tandis qu'en Maine et Loire, où ce n'est pas le cas, les procédures administratives n aboutissent pas et il n'y a pas de procès au pénal. En Loire Atlantique, l'annulation de l'arrêté préfectoral ne peut qu'entraîner celle des arrêtés préfectoraux nominaux contre Boileau et Hauraix, et leur relaxe devant le tribunal de police. Ce qui n'empêche pas le GDS, aux mains de la Conf, d'engager des poursuites contre Jacques Chiron l'ex-Président de Biolait. Le procès devait avoir lieu le 23 novembre à Chateaubriant.

Normandie: Nous y gagnons presque tous les procès, mais l'administration les multiplie à l'infini, faisant appel même quand elle sait qu'elle va perdre. Par contre le tribunal administratif de Caen tout en annulant les arrêtés préfectoraux, réfute nos arguments de fond. Il va falloir réfléchir à cela avec l'avocat. Après l'AG nous avons appris que le fameux art L200-1 du Code Rural (protégeant les écosystèmes) était devenu l'art L110-1 du Code de l'Environnement. Faudra saisir le ministère de l'environnement pour lui demander comment respecter "sa loi".

Autres régions : les choses n'avancent pas, soit parce qu'il n'y a pas de refuseurs, soit parce que l'administration ne tient aucun compte de nos protestations et de nos succès judiciaires, soit parce que les tribunaux tar­dent à statuer.   C'est ainsi que la Cour d'appel administrative de Lyon garde sous le coude les affaires de l'Allier et de la Haute-Loire depuis plus de deux ans !

National: à la suite du procès de Nantes (mi-mai) Me Ludot du barreau de Reims nous a offert ses services. Il a demandé une expertise pour déterminer le rôle du varron dans le métabolisme des bovins. Il a été débouté au motif que cette demande ne s'appuyait pas sur des litiges!! L'affaire est en appel à Lyon. L'aide judiciaire a été refusée à la Coordination pour cette procédure. Me Ludot a fait appel.

Le récapitulatif des procédures a été mis à jour et devrait permettre une meilleure lisibilité. La Coordination a écrit à l'avocat et à la Juge d'Instruction en charge des victimes humaines de la Vache Folle. Notre démarche demeure sans réponse.

( …)  la liste des correspondants locaux : Ceux-ci tiennent la Coordi­nation au courant des actions dans leur région, et possèdent l'essentiel de l'information qu'ils diffusent auprès des adhérents et des sympathisants.(…)

Privatisation du mandat sanitaire:

Il s'agissait du point le plus grave de notre AG.

Le mandat sanitaire a été définitivement privatisé le 4 janvier dernier.

Nous l'avons appris par une lettre du 31 octobre, du ministre à la députée Laurence Dumont du Calvados. Cela signifie, lorsque les décrets d'application seront publiés, que les GDS vont créer un réseau de surveillance auquel nous devrons adhérer, qu'ils pourront venir chez nous autant de fois qu'ils le jugeront nécessaire, pour y assurer des missions de surveillance et de prévention, et ceci à nos frais.

 Il faut s'attendre à la disparition de tous les petits agriculteurs contestataires dans les années à venir. D'autant plus que les hectares ainsi libérés apporteront des primes supplémentaires aux "gros bien sages" qui les récupèreront.

Il s'agit là de la plus grande trahison des travailleurs du monde rural par leurs syndicats, y compris la Confédération Paysanne. Cette dernière proteste à l'échelle mondiale contre les privatisations, mais a collaboré à celle de la santé animale et publique. N'oublions pas que nous possédons un document interne où elle se déclarait partisante de cette privatisation avant que le premier texte soit voté au parlement. Dés que nous connaîtrons   la totalité des décrets d'application, nous en ferons une analyse et nous examinerons comment organiser la résistance, ce qui sera d'une organisation spécifique.

La prophylaxie du varron ne visait qu'à obtenir ce nouveau pouvoir.

Maintenant que c'est chose faite nous allons voir se multiplier les prophylaxies de complaisances (comme l'IBR) derrière un discours dénonçant la mal-bouffe et stigmatisant la qualité de notre agriculture. Quand il n'y aura plus personne pour le dénoncer et produire autre chose nous serons condamnés à manger les emballages de médicaments que seront devenus les plantes et les animaux.

Nos relations avec: Nous avons rédigé un document que nous avons appelé "mode d'emploi". où nous expliquons comment s'opposer à la prophylaxie du varron. Nous l'avons envoyé à la Conf. la FNAB. Nature et Progrès, le Mouvement de Biodynamie, le Syndicat de Biodynamie et diverses organisations bios. Seule N et P nous a répondu et devrait l'avoir publié en septembre (ne recevant pas la revue nous ne l'avons pas vu).

Avec la Conf  les relations sont très tendues, surtout depuis la découverte de la privatisation définiti­ve du mandat sanitaire. Certains militants de ce syndicat s'opposent à l'éradication du varron, mais la plupart ne nous soutiennent pas. Ils se contentent de venir chercher nos dossiers pour gagner les procès au nom de la Conf qui ne les soutient pas! C'est le cas en Haute-Normandie par exemple.

Depuis que la FNAB a mis un éleveur bovin à sa tête, elle nous soutient moins qu'avant.

Les deux organisations biodymamistes ne font pas passer notre message. Mieux, le Mouvement s'est approprié notre travail, sans appeler à la résistance.

Nous attendons toujours que N et P nous donne la parole au salon Marjolaine.

Les bios en général ne font pas état de nos victoires judiciaires et nous ignorent complètement. Tout comme ATTAC et les écologistes toutes tendances confondues. Ainsi la FRAPNA dénonce-t-elle les conséquences de l'Ivermectine utilisée dans le traitement varron sans remettre en cause l'éradication.

Le ministère fait comme si nous n'existions pas, multipliant les procédures, même quand il sait qu'il va les perdre. Certains responsables avouent que le discours officiel sur les causes de la Vache-Folle n'est pas parfaitement crédible, mais ils refusent de considérer publiquement les éléments de preuve que nous apportons pour démontrer la liaison entre cette maladie et l'éradication du varron. Tout au plus les dénoncent-ils sans le démontrer .

La presse. les médias:

Le Monde reste le journal qui nous a fait le plus de mal, puisqu'il a empêché la publication des thèses de Sternheimer dans différents journaux en ne les publiant pas, alors qu'il s'en était réservé l'exclusivité.

 L'Ecologiste au contraire nous a fait un grand honneur qui reste pour l'instant sans écho.

A l'occasion du procès de Nantes nous avons trouvé asile dans quelques journaux à grand tirage comme Ouest-France, Libération, le Point,  Biocontact, avec des  publications surprenantes comme Rivarol. Depuis, quelques petites feuilles, qui ne sont pas sans échos, loin de là, nous demandent des textes, par ex: Les Nouvelles des amis de Pierre Rabbi, mais aussi la nouvelle publication de l'Encyclopédie des Nuisances: In extremis.

Nous avons décidé d'établir une liste des journaux dans lesquels nous avons une chance d'être entendus et de leur envoyer un communiqué chaque fois que nous gagnerons un procès. Dés qu'elle sera opérationnelle elle devrait nous permettre de développer notre audience. Ce qui nous permettra de répondre à certains articles comme celui de la France-Agricole qui a fait une analyse tout à fait tendancieuse de notre échec devant la Cour de Cassation. Remarquons tout de même que ce journal signale nos succès au contraire des publications des mouvements "amis". L'établissement d'un press-book doit être envisagé.

Le point en général:

Plus nous gagnons, plus nous avons l'impression d'être entourés d'un mur de silence. Nous avons réfléchi à plusieurs stratégies pour sortir de cet étouffement. L'action  avec  la presse en relève. Nous allons également rajeunir notre document de présentation, en y incorporant l'article de l'Ecologiste par exemple. (…)

Les scientifiques:

Nous savons qu'en Angleterre le gouvernement subventionne les recherches de Mark Purdey qui vont dans le même sens que les nôtres, bien qu'il ne veuille pas dénoncer publiquement le principe d'éradica­tion. Michel Bounias travaille avec lui et ils préparent une publication commune.

Joël Sternheimer continue à témoigner en notre faveur tout comme Michel Bounias.

Quelques vétérinaires commencent à nous rejoindre, mais la privatisation du mandat sanitaire ne va pas faciliter les choses puisque les vétérinaires vont dépendre assez étroitement des GDS.

Le monde scientifique s'interroge sur la pertinence de nos arguments, mais se refuse encore à admettre que des sans-grades puissent avoir eu raison contre eux. En France une vérité ne devient scientifi­que que lorsqu'elle est officielle.

A l'étranger:

Nos lettres continuent à rester sans réponse dés qu'elles parlent du varron. Preuve qu'elles dérangent quelque part. Nous n'arrivons pas à entrer en contact avec des organisations semblables à la nôtre. A croire que nous sommes les seuls au monde! Pourtant de nombreux scientifiques étudient la question de la disparition des insectes en particulier et des espèces en général. Ils professent, conférences, recherchent sur le sujet, mais refusent de se prononcer sur le varron. (…)

Fait le 5 décembre 2001

retour varron

*GDS: Groupements de Défense Sanitaire

**DSV : Direction des Services Vétérinaires