Archives...la coordination n'existe plus depuis janvier 2004...

Coordination nationale contre l'éradication du varron, pour une agriculture responsable

La Ribe. 43130. Les Vastres

Compte rendu de l'assemblée générale ordinaire des 16 et 17 novembre 2002

 

-16 présents, départements représentés : 50-39-27-64-14-59-50-35-61-23-12-03-43

L’AG s'est déroulée dans les meilleures conditions possibles grâce à l'accueil très chaleureux de la famille C... Ceci nous a permis de bien travailler, du moins le pensons-nous.

Situations locales :

Pour le moment le plus grand calme règne partout

Nord : nouvelle demande d’annulation d’un arrêté préfectoral par 4 éleveurs soutenus par 10 associations.

Orne : Robine 3 fois vainqueur au pénal semble en paix relative.

Aveyron : une procédure pourrait être engagée contre le GDS pour usage de la micro-dose.

Manche : le cas complexe de Roulland a été évoqué un imbroglio juridico-administratif.

Pays Basque : deux refuseurs et aucune procédure.

Tous les appels administratifs sont au point morts, certains depuis plus de quatre ans.

La situation du Comité de Soutien de Basse Normandie a été évoquée :  il est informel, comprend 120 à 130 personnes, Martine le gère sous la "surveillance" de Laurent, Jacques et Pascal… L'argent provient des adhérents et de certaines associations et syndicats. Il a en caisse actuellement 3500 Euros. Certains justiciables n'ont pas demandé au comité de soutien la prise en charge de leurs frais.

La liste des procédures semble à jour.

L'AG insiste sur la nécessité de faire circuler l' information au maximum tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la Coordination. Ceci a toujours fait notre force et doit se poursuivre.

Nos relations avec Me Ludot :

Me Ludot est arrivé par l'intermédiaire de William Abenhaim, journaliste au Monde. Il nous a offert ses services en nous proposant de demander une expertise  pour déterminer le rôle du varron dans le métabolisme des bovins. Il a été débouté de sa requête tant en première instance qu'en appel. Un recours en Conseil d'Etat n'a pas été envisagé que ce soit par lui ou par nous. Nous lui avons proposé d'introduire sa requête en demandant l'annulation de l'arrêté ministériel du 6 mars 2002. Il en a accepté le principe, mais ne nous a pas encore transmis copie de son mémoire. Il nous a suggéré d'attaquer les laboratoires fabriquant les produits servant à l'éradication. Nous lui avons répondu que nous préférerions attaquer la FNGDS qui bafoue en permanence les décisions de justice et le droit. Nous attendons sa réponse.

Arrêté ministériel du 6 mars 2002 :

Ce texte ne privatise pas le mandat sanitaire autant que l'aurait souhaité la FNGDS et que le laissaient penser  les documents préparatoires. Il n'autorise, par exemple, pas la FNGDS à contrôler seule les élevages, la compétence de la DSV est maintenue. Nous tenons à disposition ce texte et notre analyse.

Le GABBAnjou a engagé un recours contre cet arrêté. Le ministre a répondu. Voici un exemple du niveau de la défense : le ministre écrit que le varron continuera à exister dans les autres pays européens (il n'y aurait donc pas éradication), mais il fournit un document dans lequel se trouve le compte rendu d'une réunion européenne visant à harmoniser les législations pour éradiquer le varron sur toute l’Europe !

La Coordination a décidé de faire une intervention sur cette procédure. Jean Coulardeau est chargé d'en étudier les modalités et de l'exécuter au meilleur moment.

Relations avec les avocats, étude d'impact, lecture des codes :

Pour le moment, nous n'avons pas de mauvaises relations avec les différents avocats. Il faut rester vigilants car notre dossier est extrêmement complexe, mais ils nous comprennent bien dans l'ensemble.

Dans l'avenir il faudra travailler l'idée qu'une étude d'impact aurait dû être faite avant de commencer la prophylaxie varron. Nous y avions pensé au début, puis nous avions laissé ce thème de côté. La lecture du Code de Environnement semblerait nous donner raison. L'avis de juristes spécialisés sur ce sujet noirs rendrait un grand service. Avis aux amateurs.

Presse :

A l’AG de l'an dernier nous avions émis l'idée de faire une liste aussi complète que possible des journaux avec lesquels nous avons ou avons eu un rapport. Une mise à jour sera envoyée aux correspondants avec mission de la compléter encore une fois. Ce document doit permettre à n'importe quel groupe, y compris le secrétariat national, de contacter l'ensemble des médias qui nous entendent un tant soit peu dans les plus brefs délais, en cas d'action urgente.

Nous avons noté, avec plaisir, la parution dans la France Agricole d'une interview qui situe correctement notre combat.

Nous avons noté, une nouvelle fois, la publication d'un bon résumé de notre travail dans la presse de droite (extrême pour certains, vraie pour d'autres). Nous ne pouvons que déplorer que les journaux de gauche écologistes et agrobiologistes nous ignorent à ce point, laissant le monopole à la presse de droite. Nous trouvons donc embarqués, malgré nous, dans une mouvance politique que nous n'avions pas souhaitée.

NB: De retour de l'AG nous avons trouvé une nouvelle demande d'information émanant de cette mouvance. Ben Fisher a proposé une réponse originale dans le droit fil de l'AG qu'il a envoyée avec l'info souhaitée. La demande et la réponse sont jointes à ce compte rendu (à réclamer ).

L’article de Silence du mois d'octobre a suscité une réponse pour mettre les choses au point. Le journal nous a assuré que notre lettre serait publiée en décembre. Il n'est pas admissible que des personnes modifient nos communiqués au point de nous faire dire le contraire de ce nous avons écrit et obtenu dans nos combats.

NB: Le numéro de décembre de Silence est sorti. Il ne contient pas notre correspondance, renseignements pris, notre lettre paraîtra plus tard... Trop tard ! Pourquoi ce cafouillage ?

Il faut remarquer que l’article de Guy Kastler dans Nature et Progrès de Mai-Juin 2002 est admirablement bien fait pour induire les gens en erreur. L'importance de l'auteur et la qualité du texte emportent l'adhésion du lecteur sur une voie complètement erronée. Par exemple lorsqu'il écrit que le Professeur Bou­nias a démontré la corrélation entre l'usage de l'ivermectine et L'ESB il bidouille un peu. Michel Bounias n'a fait que cautionner l'étude statistique faite par la Coordination qui démontre que l'éradication du varron est significativement liée à l'apparition  de l'ESB. Ce faisant, Guy Kastler ignore la Coordination et renvoie l'indignation sur les produits chimiques, au lieu de dénoncer le principe d'éradication, voulu et accepté par les dirigeants bios et la plupart des agrobios. Nous pouvons envoyer une copie de l'article et notre analyse.

Un site internet a été ouvert par une adhérente, en voici la clef  http://bioventure.ouvaton.org  Ce site ouvre sur une page d'accueil où il suffit de cliquer sur la Coordination pour trouver nos infos...

Nos relations sont bonnes, tant avec Michel Bounias qu'avec Joël Sternheimer. Mark Purdey n'entretient pas de liaison directe avec nous. Paul Matthews le contacte de temps en temps et nous informe de ses difficultés. Par exemple il s'est fait "kidnapper" les crédits que lui avait alloués le gouvernement anglais.

Bios et Biodynamistes, Ecolos, Conf :

Le document le plus important dont nous avons eu connaissance est l'audit réalisé par les bios de la région PACA pour connaître les risques d'ESB dans leur région. Ce rapport est accablant pour la bio où il est reconnu que 85% (quatre vingt cinq %) du cheptel bovin bio a été traité à l'Ivermectine ou aux organos-phosphorés dans le cadre de la prophylaxie varron. Etant entrés dans le plan parmi les derniers, ils  connaissaient pourtant nos arguments et nos succès !

Le groupe Lycopodium  dans la Drôme qui pratique l'homéopathie vétérinaire uniciste recherche des moyens naturels de satisfaire à l'obligation (cf Silence, spécial Drôme). Éradication propre pas morte!

La LPO qui a toujours refusé de s'engager contre les programmes d'éradication agricoles a tenu une conférence à Paris sur agriculture et biodiversité. Nous avons demandé un compte rendu.

La Conf participe à l'élaboration des textes réglementaires de la prophylaxie varron. Pour la préparation de l'arrêté ministériel c'est M.Meurot qui la représentait. Il s'est borné à réclamer la généralisation de l’eau oxygénée à tous ceux qui le demanderaient. Requête refusée.

Programmes d'éradication :

Le climat se réchauffant, les moustiques deviennent porteurs de maladies inconnues dans nos pays. Il faut donc les éradiquer.

L'ambroisie provoque des allergies, il faut l'éradiquer...

L'IBR, maladie inoffensive, subit toujours les attaques des GDS. L'obligation de vaccination ou

d'abatage des animaux séro‑positifs se met en place lentement. Nous souhaitons qu’une résistance s’organise.

Il faut se préparer à voir se multiplier ces prophylaxies de confort et de complaisance qui assurent les finances des labos, des vétos et des GDS.

International :

Comme d'habitude, tous les contacts que nous tentons d'avoir à l'étranger n'aboutissent pas. Les derniers en date : Le Soir Magazine, journal belge qui a écrit un très bon article sur le varron. Malgré une demande d'informations, ils n'ont rien fait paraître de plus à notre connaissance. L'universitaire belge, cité par ce journal comme favorable au maintien du varron, n'a pas répondu à notre courrier.

De même la Déclaration de Berne, association qui défend la biodiversité dans le tiers-monde, n'a pas donné suite à notre courrier.

Paul Matthews nous a fourni un nouveau contact avec PAN Europe (Pesticide Action Network Europe). Nous avions eu, il y a 4 ans, des contacts avec Pesticide Trust, l'ancêtre anglais de PAN Europe. Ce fut une impasse. Nous allons frapper à cette nouvelle porte.

Stratégie :

Nous continuerons à mener notre lutte de la même manière: diffusion maximum de l'information, non hiérarchisation des actions et nous sommes prêts à nous dissoudre dès que nous verrons que l'éradication du varron sera abandonnée.

Document de présentation, liste des correspondants :

Le document sera mis à jour en y intégrant quelques coupures de presse. Il semble convenir. Prix : 3 Euros pièce, plus port.

La liste des correspondants demeure inchangée à quelques détails prés. Ils ont en charge de diffuser nos informations dans leur région, tant aux sympathisants qu'aux journaux locaux.

Finances:

La cotisation reste inchangée: 10 euros minimum par adhèrent. Merci de vous mettre à jour. Les charges sont assumées par ceux qui officient. Souvent les demandeurs d'informations pensent à joindre des timbres et à payer les photocopies. Il y a en caisse 3044,35  Euros qui vont nous servir si nous engageons une action au nom de la Coordination contre l'arrêté ministériel. Les promesses de dons s'élèvent à 1.500 Euros. Ce sont des personnes qui se sont engagées à nous fournir une certaine somme en cas de besoin urgent. Ce compte-rendu sera envoyé à tous les adhérents à jour de leur cotisation et aux correspondants locaux qui devront le diffuser.

Fait le 2 décembre 2002

retour varron