du 23 au 29 avril 2007 : semaine sans télé 2007
" Allez, sors de cette boîte ! Tu y es enfermé en moyenne 3 h 30 par jour. Tu ne vas passer ta vie dans cette prison mentale. Tu vas pas laisser tous ces animateurs débiles t'avilir. La semaine sans télé, c'est l'occasion de briser la glace, de se libérer de cette machine à abrutir. Allez viens, on a une vie à vivre et un monde à transformer."
Activités
du R.A.T :
Réalisation de tout autre matériel de propagande. Réflexion et documentation sur le monde de l’audiovisuel.
Venez rejoindre le premier carré de résistants à l’ordre télévisuel, pour approfondir nos réflexions, notre argumentation et développer des actions.
Car, si vous ne vous occupez pas de votre avenir, certains le feront pour vous.
ALORS,
REAGISSEZ !
BRISEZ
VOS CHAINES,
TOUTES
VOS CHAINES !
NE
NOUS LAISSONS
Par
simple réflexe, l’écran s’allume.
Que
pourrait-on faire sans ELLE ?
On
ne la remarque même plus, pourtant, ELLE est là…
On
la critique, mais c’est plus fort que soi, on la regarde.
Qu’elle
nous séduise, ou nous répugne, ELLE attire notre regard…
Même
si l’on ne veut pas en entendre parler et qu’on l’évite à tout
ELLE
prétend nous informer, ELLE nous ment.
ELLE
veut nous distraire, ELLE nous abrutit.
ELLE
dit nous cultiver, ELLE tente de nous anesthésier…
ELLE
veut nous voler notre temps libre, ELLE n’a qu’un seul but :
S’emparer
de notre vie.
PEINE CATHODIQUE A
PERPETUITE
Aujourd’hui,
la télévision est ancrée dans les habitudes. Après une journée de travail,
elle ronge ce qui nous reste de temps libre, monopolise les discussions. N’y
a-t-il pas de quoi s’interroger ?
La
télévision nous
inflige ses infos de vingt heures avec ses images sous haute surveillance, ses
journalistes asservis arguant d’une prétendue objectivité. Elle vomit l’info-spectacle,
coincée entre deux spots publicitaires. La misère, la détresse, c’est
plaisant à l’écran.
Et
si cela ne suffit pas, place aux jeux ! Loto sportif, tapis vert, roue de
la fortune et autres débilités pour amuser le bon peuple submergent les
programmes. L’appât du gain, le rêve à coup de liasses de billets sont là
pour nous aider à survivre !
La télévision légitime cette société de
classes.
Les exploiteurs en col blanc ont tous les honneurs, les
tueurs en kaki ont leur temps de parole réservé. Le consensus social a de
beaux jours devant lui : les résultats sportifs ont la même importance médiatique
que des milliers de victimes.
Elle est un soporifique, une DROGUE :
elle cause et anesthésie notre solitude, notre anxiété, notre ennui. Elle
nous assiste, annihile notre esprit. En un mot : elle est antisociale.
Symbole du progrès, elle
prétend informer, distraire et cultiver les téléspectateurs. Mais de qui se
moque-t-on ? L’arsenal de l’homme moderne : télé, magnétoscope,
chaînes payantes seraient indispensables à la vie actuelle, à la vie tout
court. Qui réussit à échapper au rouleau compresseur de la normalisation
sociale ? Les sans-télé font sourire, ce sont des marginaux, des attardés.
Les « anti », ces »anormaux » inquiètent ; ils
osent mettre en cause l’ordre des choses.
Il ne
s’agit pas de consommer la télévision avec modération.
Le Réseau pour
l’Abolition
de la Télévision
n’est pas une association de téléspectateurs mécontents de la médiocrité
de la télévision actuelle. Il ne réclame pas des émissions instructives pour
les jeunes, des jeux « intelligents », des films de série A, des
documentaires. il ne s’agit pas de quémander une « télé de qualité « .
Le R.A.T.
se moque bien des chaînes
prétendument éducatives, de la participation des téléspectateurs à leur
propre lavage de cerveau. Il n’a que faire des « plaintes télévisuelles »
adressées aux directeurs des chaînes.
Inutile de souhaiter une télé idéale
au service du public. Nous ne désirons pas mourir écroulés dans un fauteuil,
télécommande à la main.
Ne perdons pas
de temps dans le labyrinthe de la bonne conscience, nul besoin d’entretenir
des illusions sur une prétendue bonne utilisation du téléviseur. Au
contraire, le R.A.T.
se situe à
contre-courant du réformisme béat qui ne mène qu’à une seule chose :
sa propre perte.
Le R.A.T.
dénonce la télé-agression généralisée,
l’invasion par cet écran bleuâtre qui s’impose dans tous les domaines de
notre vie, qui s’insinue quotidiennement dans nos esprits. Le R.A.T.
réprouve le rôle joué
par les médias pour entre tenir l’illusion de bien-être que nous sommes censés
vivre. Le R.A.T.
conteste cette société
de communication dans laquelle on tente de nous immerger et qui révèle, en réalité,
une société cloisonnée où l’individualisme forcené règne en maître.
La télévision
nous convertit à la
sacro-sainte religion de la consommation, c’est-à-dire du gaspillage,
robotise nos comportements, standardise nos modes de pensée en détruisant
notre propre personnalité et notre libre arbitre. Elle est un
moule dans lequel viennent se fondre nos désirs, notre imagination,
notre volonté, afin de nous rendre « conformes » à un certain
projet de société. Telle une masse, elle comprime et écrase toute
contestation. Inutile de diaboliser la télévision, prenons seulement
conscience de sa formidable capacité à nous neutraliser.
Si bien qu’en cette fin de siècle, la télévision est,
au même titre que la Religion ou le Travail, une pièce maîtresse de l’aliénation
quotidienne. En définitive, elle nous incite à la passivité, antichambre
de la soumission à l’ordre établi.
Refuser
la télévision !
Contester la place que télévision occupe aujourd’hui, la remettre en cause, c’est ouvrir un nouveau front contre la Société de Consommation. Car il va de soi que cette lutte s’inscrit pleinement dans le courant de contestation radicale du capitalisme..
contact ( le R.A.T refuse aussi les mails ) écrire à : R.A.T. 145, rue Amelot 75011 Paris