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- A propos de « Brisons
nos chaînes »…
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- -Jean-Claude, quel est l’historique de « BRISONS NOS CHAÎNES »
?
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- L'idée de lancer un mouvement anti-télévision m'est venue au cours
de mes recherches pour la réalisation de la brochure "Télévision:
enjeux, rôles et pouvoir" pendant lesquelles je me suis aperçu du
vide quasi-total de réelles critiques radicales. Ce fascicule est paru en
mai 1991 lors de la crise du Golfe durant laquelle il a été pratiqué une
désinformation flagrante, suite logique et grotesque du prétendu « charnier
de Timisoara » en Roumanie. Il m'a alors semblé Indispensable de
lancer le R.A.T afin de poursuivre et développer la réflexion sur le rôle
de la télévision dans notre société. Le premier numéro du bulletin
« Brisons nos chaînes » est ainsi paru en janvier 1991, simple
format A3 consacré aux préparatifs de guerre contre l'Etat irakien. Et
depuis, son développement a suivi son cours. D'un bulletin de 8 pages, nous
sommes actuellement à 24 pages. Parallèlement, nous publions des brochures
et des dossiers de presse sur différents thèmes (par exemple: « La
"Révolution" roumaine de 1989 », « Les enfants face
à la télévision », « Les libertaires face à la télévision »
« Les nouveaux chiens de garde « de S. Halimi etc ... ).
De plus, nous avons élargi nos thèmes de réflexion : presse écrite,
publicité ... afin d'élargir notre champ de réflexion et d'action.
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- -QUELS SONT VOS OBJECTIFS ET VOS ACTIONS ?
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- Notre objectif ? La remise en cause de l'omniprésence de la société
de l'information qui oriente notre mode de vie, faire prendre conscience aux
télespectateurs qu'il y a certainement mieux à faire que de passer son
temps libre devant un téléviseur. Les gens en restent trop souvent à des
critiques superficielles. Nous estimons que les médias sont, au même titre
que les forces de l'ordre, là pour faire respecter un système, celui que
nous subissons quotidiennement. Si bien que l'on peut affirmer, sans guère
se tromper que la télévision en particulier et les médias en général,
sans oublier le système publicitaire sont des piliers modernes de l'aliénation
actuelle.
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- Nos actions ? Celles-ci sont malheureusement assez limitées: elles se
résument à des tables de presse, comme notre présence lors du "Salon
du Livre Anarchiste" en novembre 2003 à St Ouen ou lors d'autres
occasions. Notre principale action annuelle est l'organisation de la
"Semaine sans télévision* qui aura lieu cette année du 3 au 9 mai
2004 en collaboration avec plusieurs associations (« Casseurs de Pub »,
« Enfance en danger », « Résistance à l'Agression
Publicitaire», etc ... ).
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- - COMMENT SE FAIT-IL QUE VOUS SOYEZ PEU CONNUS ?
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- A notre avis, cela est dû à deux raisons principalement. D'une part,
notre position particulière sur certains sujets: éviter de regarder la télé
plutôt que de chercher à l'améliorer par exemple, radicalité par rapport
à la société de consommation, c'est à dire anti-capitaliste. Nous
souhaitons bouleverser les habitudes quotidiennes, garder un regard très
critique par rapport à certains thèmes: télévision, publicité, médias
en général. D'autre part, nous n'avons jamais cherché à nous faire connaître
... De toute manière, les contacts que nous avons eu avec la presse (nous
avons toujours refusé d'apparaître à la télévision malgré les
invitations), ne nous ont jamais apporté grand chose. Les journalistes nous
contactent lorsqu'ils ont besoin de remplir leurs papiers sans jamais réellement
s'intéresser à notre travail militant ... Tout cela ne nous empêche pas
de poursuivre notre travail de publication., car cela nous semble nécessaire
face à la désinformation ambiante.
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- - QUELLE EST L'AMPLEUR DE L'ASSOCIATION ?
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- Il n'y a pas de membres en tant que tels, puisque nous n'avons jamais déclaré
officiellement notre existence. Nous avons toujours eu d'autres priorités
que ce s'occuper de ces affaires administratives. Bien qu'il va bien falloir
s'en occuper un jour ou l'autre... Nous éditons le bulletin à 100 à 150
exemplaires. En réalité, il est diffusé à environ une centaine
d'exemplaires, ce qui n'est pas si mal pour un bulletin quasi-confidentiel.
En somme, notre audience est très faible même si notre existence est
connue dans certains milieux. Trop souvent les « non-télespectateurs »
ont un comportement très individualiste du genre « Je n'ai pas la télé,
donc cela ne me concerne pas ... » Il arrive souvent qu'il y ait une
adhésion formelle mais cela va rarement plus loin ... Alors que justement
c’est bien aux non-télespectateurs de relayer les raisons du refus de la
télévision et de dénoncer la désinformation, la publicité, etc ...
C'est bien dommage !
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