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été 2000 : Tentative de synthèse du livre de

Roger Santini : « Téléphones mobiles cellulaires et stations relais : les risques pour la santé » Marco Pietteur / Editions Résurgence. B. Embourg. 1998.

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INSUPPORTABLES :

 

Peu de technologies nouvelles ont envahi et enlaidi aussi vite notre vie quotidienne. Mais, sans doute à cause de la fascination pour les prouesses de ces objets dont le commun des mortels serait bien en peine de maîtriser le fonctionnement, et avec le soutien des médias qui vivent de leurs recettes, toute objection concernant les dangers des hyperfréquences ou micro-ondes est aussitôt inhibée.

L’émission de rayonnements électromagnétiques dans toute la gamme des fréquences ne date pas d’hier, mais c’est seulement dans les années 80 que s’est amorcée une ébauche de débat à propos des risques pour la santé.

Cela n’a pas empêché les appareils de se vendre comme des mauvais petits pains, ni les stations relais de se multiplier et de venir enlaidir  nos paysages, sans que personne n’en ait été vraiment consulté. On  ne pourra connaître leurs effets sur la santé que dans 2 ans, vers 2002, grâce à un vaste programme scientifique lancé à l’initiative de la CEE. Or, en 2002, les appareils sur lesquels aura porté cette étude auront été remplacés par une 3ème   génération de portables…

 

Utilisateur de téléphone mobile cellulaire ou pas, pratiquement plus aucun être humain n’échappe au bain obligé d’ondes électromagnétiques dans la gamme des radiofréquences, et plus particulièrement des hyperfréquences. Cela est d’autant plus pernicieux que ces ondes sont invisibles et non perceptibles (sauf  cas d’hypersensibilité), mais le bain existe bel et bien !

Les populations sont donc de plus en plus nombreuses à être exposées sans leur consentement à des basses fréquences ou à des hyperfréquences, avec un niveau d’exposition beaucoup plus élevé que celui qu’on peut trouver dans un environnement dit non-perturbé.

Ex : lignes haute tension sous lesquelles on peut mesurer des valeurs magnétiques de 30 µT (microtesta), alors qu’à 200 m plus loin on n’a plus que 0,1 µT.

Pour la bande des hyperfréquences ( micro-ondes ) comprise entre 100 KHz (KiloHertz) et 300 GHz ( GigaHertz), l’on est passé en 50 ans d’une exposition moyenne de l’ordre de 10 picowatt/cm² à des valeurs de 1 million à 100 millions de fois plus élevées, selon les endroits.

 

On peut  évidemment refuser d’avoir un téléphone portable, comme on peut très bien se passer de télévision ; le problème est que, même si l’on n’utilise pas de tels appareils, on subit les conséquences de leur fonctionnement chez les autres : sans parler des effets que tout le monde connaît ( bruits, conversations, sonneries intempestives,  porteurs de pace-makers ou de prothèses auditives obligés de fuir les portables en fonctionnement, personnes hypersensibles…), la généralisation des téléphones mobiles entraîne des effets plus difficiles à percevoir :

l’assujettissement à la machine pour des tâches que l’on pourrait très bien faire soi-même : par exemple, inutile d’apprendre les numéros de téléphone, les codes, tout est mémorisé ! La mémoire s’économise, et la machine devient indispensable, ce que ne manque pas de confirmer la publicité.

On vante beaucoup moins l’implantation de multiples stations relais qui, outre leur laideur, posent un problème d’exposition à leurs riverains, problème dont ils ne sont pas informés.

Les sources de rayonnement électromagnétique en tous genres sont en pleine expansion depuis ces 30 dernières années, et cela ne fait que commencer…

La Terre est enveloppée d’un brouillard électromagnétique artificiel qui l’enveloppe depuis des altitudes très élevées, les satellites jouant le rôle des araignées sur leur toile.

Les téléphones mobiles cellulaires et leurs stations relais émettent des ondes électromagnétiques qui sont des radiations non-ionisantes. Ce sont des hyperfréquences ou micro-ondes.

 

Les systèmes utilisés actuellement sont :

 le système GSM ( Global System for Mobil communication ) qui a une fréquence de 900 MHz (mégaHertz ), et le  système DCS (Digital Cellular System ) dont la fréquence est  de 1800 MHz.

Ces ondes sont modulées en amplitude et pulsées en très très basses fréquences qui sont proches de celles générées par les fours à micro-ondes : nous devons l’usage domestique de ces derniers à un important stock de radars de l’aviation américaine après la guerre : suite à des brûlures accidentelles, on s’est aperçu que l’on pouvait domestiquer ces ondes et leur trouver ainsi un débouché intéressant. Le micro-ondes fonctionne en 2450 MHz. Le rayonnement des fours à micro-ondes est donc comparable à celui d’un radar.

Les usagers des  téléphones mobiles cellulaires se prennent une émission de rayonnement électromagnétique directement au contact de la tête.

Les constructeurs modifient leurs modèles pour essayer de « gagner » quelques centimètres en moins d’exposition : certains modèles ont l’antenne  penchée vers l’arrière, ce qui augmente légèrement l’intervalle entre le bout de l’antenne et la tête de l’utilisateur.

Depuis 1995, il existe des normes européennes établies par un « Comité Européen de Normalisation Electro-technique » (CENELEC), et une commission internationale. Les normes s’adaptent aux résultats des études scientifiques, encore faut-il que ces dernières soient reconnues.

De plus, il est très difficile de mesurer scientifiquement les effets cumulatifs ( l’usage répété dans le temps, sur des mois, voire des années ) de ces ondes. On s’en rendra compte peut-être un peu tard.

En effet, 70 à 80% de l’énergie électromagnétique générée par le portable pénètre dans la tête sur une profondeur de quelques cm : cela peut se voir sur des photos prises au scanner. Cela suffit quand même à atteindre des structures nerveuses comme les méninges, le nerf optique, l’hypothalamus. On a noté aussi une augmentation de la température du cerveau de l’ordre de 1°C. lors d’une utilisation prolongée.

L’absorption des ondes des  téléphones mobiles cellulaires est plus grande dans le cas des têtes d’enfants par rapport à celles d’adultes. On parle d’une « morphosensibilité individuelle » qui fait que les personnes ne réagissent pas toutes de la même façon aux hyperfréquences, ce qui arrange bien les opérateurs.

En 1998, une étude américaine a confirmé que cette « maladie des radio-fréquences »   ( ou « syndrome micro-ondes ») est une réalité médicale ( médecine du travail ) liée à l’exposition aux hyperfréquences pulsées.

Or, c’est le cas de la technologie utilisée pour les téléphones mobiles cellulaires.

 

Principaux symptômes du « syndrome micro-ondes » :

- Fatigabilité, irritabilité, céphalées, nausées, anorexie…

- Modification de la fréquence cardiaque, variation de la pression artérielle. Vieillissement prématuré.

-Somnolence, insomnie, troubles sensoriels ( diminution de l’odorat par exemple ), picotements au visage, à la tête, vertiges, sensation de chaleur autour de l’oreille…

- Effets sur l’audition : les personnes exposées à des hyperfréquences se plaignent parfois de problèmes auditifs plus marqués en mode pulsé ( l’audition de sons sous l’impact de l’onde hyperfréquence serait liée à une interaction de l’onde électromagnétique avec la cochlée- partie de l’oreille interne.)

- Modification de la barrière hémato-encéphalique : la barrière hémato-encéphalique est sensible aux hyperfréquences qui augmentent sa perméabilité. Chez la souris, les hyperfréquences augmentent les effets létaux de l’encéphalite. La pénétration virale dans le cerveau est facilitée par l’action des hyperfréquences.

- Risques cancérigènes des hyperfréquences :

Etudes sur la souris : les hyperfréquences ( 2450 MHz : fours à micro-ondes) augmentent le nombre de tumeurs mammaires spontanées.

Un effet des ondes électromagnétiques sur le vieillissement apparaît dans diverses études : vieillissement accéléré du cristallin

- troubles de la ménopause ( voir stations relais)

-accélération de l’ossification chez la souris

-apparition de caractéristiques de paramètres sanguins ( globules rouges, hémoglobines, hématocrite ) de souris âgées chez des souris jeunes exposées aux champs électromagnétiques générés par un écran de télévision couleur.

Le recul manque pour ce qui est des effets biologiques résultant de l’exposition chronique de populations aux hyperfréquences et aux extrêmement basses fréquences générées par les stations relais des téléphones mobiles cellulaires.

Les risques pour l’œil qui résultent d’une action cumulative de faibles doses d’hyperfréquences, la prise de médicaments ophtalmologiques, peut augmenter les effets néfastes sur l’œil des hyperfréquences.

 

STATIONS RELAIS :

Tablant à juste titre sur la généralisation des portables à l’ensemble de la population, des milliers de stations relais ont été posées pour que la couverture en toile d’araignée soit la plus serrée possible. On divise le secteur à équiper en petites surfaces invisibles :

les cellules, d’où « téléphones mobiles cellulaires ». Le rayon d’action d’une station relais est fonction de la densité de la population présente dans la cellule. En milieu urbain, les stations relais sont implantées à quelques centaines de mètres les unes des autres.

En milieu rural, les surfaces de cellules sont plus étendues, vu que la population y est moindre. Dans chaque cellule, on trouve une station relais : une tour de quelques dizaines de mètres de haut. Chaque tour porte une ou plusieurs antennes qui reçoivent et transmettent les messages provenant des téléphones mobiles cellulaires, et qui relient les téléphones fixes aux téléphones mobiles cellulaires.

Ces bornes relais permettent entre autres aux services de police de localiser leur cible et d’écouter certaines conversations :  ce type de surveillance a par exemple fait avancer l’enquête sur l’assassinat du préfet Erignac, en Corse, grâce au relevé des appels que les suspects avaient passé le soir du meurtre, à partir de leur GSM.

Selon un rapport australien de 1996, à 200 m d’une station relais de téléphones mobiles cellulaires, des personnes exposées dans leur logement se plaignent de troubles divers tels que : ménopause prématurée, fatigue chronique, perturbation du sommeil, allergies multiples… en France, on nous dit qu’il n’y a aucun danger à habiter près d’une borne relais, ou dans un immeuble surplombé d’une antenne*. La borne est entourée d’un périmètre de sécurité de 1 mètre, et l’on recommande à ceux qui travaillent sur les toits de ne pas s’exposer au devant des antennes.

L’exposition chronique aux hyperfréquences est comparable à un stress. Le risque de développer des maladies neuro-dégénératives doit donc être pris au sérieux.

 

LES EMETTEURS DE RADIOTELEVISION  quant à eux, génèrent dans l’environnement des ondes électromagnétiques de fréquences ultracourtes, VHF : Very High Frequency, de 30 MHz à 300 MHz, et des fréquences plus élevées : des hyperfréquences ( UHF : Ultra High Frequency ), de l’ordre de 1GHz.

Leurs tours sont beaucoup plus hautes (200 à 300 m de hauteur) que les stations relais de téléphones mobiles cellulaires.

Leurs densités de puissance d’émission sont plus élevées que celles des stations relais des portables ( plusieurs centaines de KW  contre quelques dizaines de KW pour les stations relais des portables ).

Elles envoient dans l’environnement des hyperfréquences, mais sur des distances beaucoup plus grandes.

Les stations relais exposent les populations en champ lointain, sauf pour les personnels de maintenance ou les très proches voisins ( moins de 200 m ) qui sont exposés en champ proche.

Une étude grecque sur des souris exposées à différentes distances d’un émetteur de radiotélévision a observé une diminution des naissances chez les femelles, une accélération de l’ossification et des modifications de l’état physiologique  général des souris mâles.

2 études  épidémiologiques réalisées sur des populations environnées de tours relais (Angleterre et Australie, 1996 ) ont mis en évidence chez les enfants une augmentation significative des cas de leucémies.

 

DISPERSION DES MICRO-ONDES DANS L’ESPACE :

Ex : dans le cas de stations relais installées sur le toit d’habitations, les hyperfréquences peuvent entrer en résonance avec l’armature métallique du béton armé ou les poutres de soutien en acier. Ce phénomène risque alors de transformer ces structures métalliques du toit en «  réémetteurs passifs » pouvant affecter les occupants des appartements.

Tout objet métallique se trouvant sur le chemin de l’onde hyperfréquence pourra entrer en résonance avec elle si la dimension de l’objet est proche de la longueur d’onde ou d’un multiple de celle-ci. L’objet irradié va émettre à son tour des hyperfréquences et se comporter comme un réémetteur passif : ce peut être le cas des échelles métalliques, des câbles électriques, des chassis de fenêtres en métal…

 

LE TELEPHONE EN VOITURE :

¼ des accidents de la route lui serait imputé. Si l’on est pris sur le fait en train de téléphoner en voiture, on risque une amande de quelques 250 Francs…

Le volume métallique d’une voiture est comparable à une cavité semblable à celle d’un four à micro-ondes. Dans cette cavité, les ondes hyperfréquences sont réfléchies par les parois métalliques du four pour revenir sur la « cible » ( : la tête de l’utilisateur). Ce serait même pire avec les « kits mains libres ». Et tout cela à son insu, à moins qu’il ne soit hypersensible, mais dans ce cas, il n’aura pas de portable !

EFFETS OCULAIRES :

Les rayonnements hyperfréquences ont un effet cumulatif sur le cristallin. De nombreuses études cliniques ont montré une augmentation des troubles oculaires chez les techniciens-radars.

Les hyperfréquences provoquent un vieillissement plus accéléré du cristallin. Quand des médicaments ophtalmologiques sont associés, la sensibilité de l’œil augmente.

 

EFFETS SUR LA REPRODUCTION : chez l’homme, l’exposition chronique aux hyperfréquences durant plusieurs années se traduit par une baisse significative du nombre de spermatozoïdes, de leur motilité et du nombre de spermatozoïdes normaux, ainsi que des troubles de la libido.

 

PERTURBATION D’AUTRES APPAREILS :

Au cours de leur fonctionnement, les téléphones mobiles cellulaires émettent des radiations non ionisantes, susceptibles d’affecter le fonctionnement de certains appareils électroniques : en avion, dans les hôpitaux etc.

La circulaire du 9 octobre 1995 du Ministère de la Santé Publique Français limite l’utilisation du téléphone mobile cellulaire dans l’enceinte des milieux hospitaliers, du fait des risques d’incompatibilité électromagnétique avec des appareils tels que : pompe à perfusion, appareil de dialyse, respirateur, appareils d’imagerie médicale…

Stimulateurs cardiaques : une distance de sécurité de 20 cm avec un téléphone mobile cellulaire est recommandée aux porteurs de « pace makers » qui feraient bien de fuir les porteurs de téléphones mobiles cellulaires !

 

BIOLOGIE DU CERVEAU  :

Les hyperfréquences à faible densité d’énergie ont des effets sur d’autres types de récepteurs du cerveau ( récepteurs opioïdes et cholinergiques ) qui contrôlent l’état dépressif chez l’homme et les capacités d’apprentissage et de mémorisation chez l’animal.

Mécanismes biologiques :

Hypothèse ( plausible ) que les hyperfréquences transportent l’énergie électromagnétique dans le tissu cérébral. Ce serait la modulation d’amplitude en ELF ( Extrêmement Basses Fréquences ) qui entrerait en résonances avec certains rythmes cérébraux ( étude australienne. 1996).

Au niveau cérébral, les récepteurs sensibles aux radiations non ionisantes seraient des cristaux de magnétite ( magnétosomes ) découverts chez l’homme en 1992.

L’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques pourrait être associée à des différences génétiques touchant certains sujets (1988).

 

Rien n’exclut un effet cumulatif de ces ondes électromagnétiques.

Nul ne peut prévoir les effets biologiques qui pourraient résulter de l’exposition chronique de populations à l’association d’hyperfréquences et de ELF.

Les stations relais sont implantées sans l’avis ni l’information des riverains.

- Y-a-t-il un texte précisant la façon correcte d’utiliser un téléphone mobile cellulaire, pour réduire l’exposition de l’utilisateur aux radiations non-ionisantes joint avec l’appareil ? ?

 

Conclusion générale :

Des millions de personnes subissent ou vont subir toute leur vie une exposition aux hyperfréquences associées aux extrêmement basses fréquences, et servir ainsi de cobayes aux générations futures des nouvelles technologies.

Malgré l’existence de risques pour la santé, la Terre se couvre de stations relais, d’émetteurs radio-TV et le phénomène des téléphones mobiles cellulaires est vivement encouragé par l’ensemble des médias, complices de leur développement outrancier. Rien n’est prévu pour suivre l’état de santé des populations exposées contre leur volonté.

Notre espace vital se transforme rapidement en une soupe électromagnétique intense et complexe.

Le développement de systèmes permettant avec un téléphone mobile cellulaire de communiquer partout dans le monde en utilisant des satellites, ou la possibilité donnée à chacun d’émettre des données à partir d’un ordinateur, d’un téléphone, d’une caméra, au moyen d’une véritable station émettrice personnelle ne peuvent qu’aggraver la pollution électromagnétique ambiante et les risques biologiques.

ON N’ARRÊTE PAS LE PROGRES, ON L’ACCELERE :

Alors que les risques engendrés par les téléphones mobiles cellulaires actuels ne sont pas encore reconnus ( l’ONU devrait rendre un rapport en 2003, ou dans ces années-là ), en Mai 2000, avec la 2ème génération des portables, l’Internet arrive sur les mobiles.

Grâce à la technologie du « WAP » ( Wireless  Application Protocol ), qui adapte la taille des pages Web conçues pour les écrans d’ordinateurs, à des écrans de taille très réduite. Les applications actuelles du WAP sont limitées par les faibles vitesses de transfert : les mobiles actuels ne dépassent pas le débit de 9,6 Kilobits/seconde, alors qu’une connexion à Internet via un modem et un ordinateur peut atteindre les 56,6 bits/seconde. On pourra faire ses achats par carte bancaire, ces nouveaux téléphones pouvant disposer d’une fente pour carte bleue...

Une nouvelle technologie, le GPRS ( General Packet for Radio Services ) va permettre des débits allant jusqu’à 144 bits/seconde. Les données sont regroupées et transmises  par « paquets », au lieu d’être découpées et envoyées par tranches de quelques bits aujourd’hui.

Ces téléphones fonctionneront  encore sur les fréquences de 900 ou 1800 MHz des portables actuels, mais il faudra bien sûr en changer.

Le successeur de ce système est  prévu pour 2001: L’EGPRS : Enhanced General Packet for Radio Services, avec lequel les transferts se feront à une vitesse de 384 Kilobits/seconde.

Pour atteindre ce débit, les ingénieurs ont travaillé sur l’interface radio qui sépare l’utilisateur de l’antenne qui reçoit la communication : le changement de modulation des ondes radio permet de faire passer jusqu’à 3 fois plus d’informations dans un même laps de temps.

A condition de changer à nouveau de mobile, il sera possible d’accéder à l’EGPRS courant 2001, toujours en restant encore sur les mêmes longueurs d’ondes.

 

CE QUE L’AVENIR NOUS PREPARE :

La 3ème génération des téléphones portables est elle, déjà prévue pour 2002 : l’UMTS ( Universal Mobile Telecommunication System ) va tout révolutionner : opérateurs et constructeurs devront changer le réseau dans son ensemble ( téléphones, algorythmes de codage, antennes, stations-relais…) car les fréquences utilisées seront autour de 2 Gigahertz, pour que l’on puisse se connecter le plus rapidement possible.

Si les fréquences inférieures sont déjà dangereuses, que penser de l’impact de ces dernières sur l’être humain  ? C’est seulement à cette époque alors qu’on en saura plus sur les conséquences sur la santé des portables de la 1ère génération, que  les gens se précipiteront pour servir de cobayes pour les suivantes !

A la clé de ce chantier de plusieurs dizaines de milliards, un débit maximal de 2 mégabits/seconde        ( soit 2048 Kilobits/seconde) qui permettra au téléphone de se transformer en télévision, radio, ordinateur, vidéo, console de jeux…

D’ores et déjà la nouvelle licence UMTS fait l’objet d’une lutte sans merci pour l’obtention des licences d’exploitation des futurs réseaux à la norme UMTS et les Etats concernés vont en profiter pour remplir leurs caisses  :

France Télécom compte actuellement 11 millions d’abonnés mobiles ( 49% du marché français ). On prévoit que le nombre d’utilisateurs de téléphones portables devrait atteindre facilement 45 millions en 2004, pour  les 18 millions de particuliers qui seraient reliés à Internet par ordinateur.

Les fréquences hertziennes sont chèrement concédées par l’Etat. En France, on entend dire qu’une partie de ces recettes ira alimenter les caisses de retraites…

L’enjeu est d’ores et déjà essentiel pour les opérateurs actuels de télécommunications mondiaux : s’ils sont déjà opérateurs dans un pays, l’obtention d’une licence UMTS est indispensable pour rester dans la course et leur valorisation boursière intègre déjà les perspectives ouvertes par l’UMTS. Sinon, leur valeur peut être divisée par deux du jour au lendemain. Et ça c’est primordial, la santé des usagers, peu importe puisque « c’est sans danger » et que «  Big Brother is good for you » !!

 

NOTES : Hz : 1 Hz : 1 oscillation par seconde

KiloHertz : 1 KHz : 1O³ Hz

MégaHertz : 1 MHz : 10 puissance 6 Hz

Giga Hertz : 1 GHz : 10 puissance 9 Hz

Les hyperfréquences ou micro-ondes vont des fréquences de 300 MHz à 300 GHz

CHAMP PROCHE/LOINTAIN :

Schématiquement, l’exposition d’un sujet est dite « en champ proche » quand la source émettrice de l’onde hyperfréquence est à une distance inférieure à une longueur d’onde et en « champ lointain » quand la distance est supérieure à une longueur d’onde.

Ex : le courant électrique a une fréquence de 50Hz et une longueur d’onde de 6000 Km. On est  donc toujours en champ proche car toujours à moins d’une longueur d’onde d’une source émettrice.

Le four à micro-ondes a une longueur d’onde de 12,2 cm. Au delà, le sujet y est exposé à champ lointain.

Pour les téléphones mobiles cellulaires, l’exposition est en champ proche dans un rayon de 33,3 cm pour les GSM (900 MHz), et de 16,6 cm pour les DCS ( 1800 MHz)

 

UTILISATION DES HYPERFREQUENCES : les hyperfréquences ou micro-ondes sont utilisées par l’industrie afin de produire une haute  température à l’intérieur des matériaux les plus divers : séchage des carreaux de plâtre, du carton, de l’encre d’imprimerie, vulcanisation du caoutchouc…)

On les utilise aussi pour la détection électromagnétique ( radars) et le transport des signaux par hyperfréquences ( télécommunication, télévision…)

Une étude anglaise récente (1999) a conclu que les ondes émises par les téléphones mobiles accéléraient la vitesse de réaction du cerveau : les personnes qui effectuent un test      ( exercices de mémorisation sur ordinateur ) répondent plus vite si l’émetteur-récepteur du téléphone est activé. Cela montre que si les ondes modifient nos capacités cognitives quand elles traversent le crâne, elles peuvent aussi provoquer maux de tête, nausées etc.

Les expériences antérieures à 1998 sont relatées en détail dans :

Roger Santini : « Téléphones mobiles cellulaires et stations relais : les risques pour la santé » Marco Pietteur / Editions Résurgence. B. Embourg. 1998.

Autres sources :

Sciences et Avenir : Juin 1999 : « Faut-il jeter son portable ? »

Que choisir ? Avril 2000 : « Au mépris des lois, un contrôle permanent des individus se met en place »

*- « Il n’y a aucun danger », assure Joe Wiart, responsable de l’unité de recherche et développement du centre de recherche de France Télécom. Une antenne de station de base est posée sur un toit et les niveaux de champs électromagnétiques émis sont de 1000 à 2000 fois en dessous de ceux recommandés par l’ICNIRT (Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants ). Ces antennes sont unidirectionnelles et tournées vers l’horizon pour permettre à l’utilisateur le plus éloigné d’émettre. L’énergie rayonne perpendiculairement à l’immeuble et ses habitants ne sont donc pas touchés.

Propos rassurants extraits de « Marie-France ».Mai 2000

Le Monde, 13 mai 2000 : « Faut-il interdire l’usage des portables aux enfants ? » :

Extrait : « Il n’est pas possible aujourd’hui que l’exposition aux radiations ( des téléphones mobiles ), même à des niveaux inférieurs à ceux des normes nationales, est totalement inoffensive pour la santé, et ce manque de connaissance est suffisant pour justifier la prise de précautions… » ( conclusions du rapport d’un groupe indépendant d’experts sur les téléphones mobiles, à la demande du ministère de la santé britannique, rendu public le 11 mai ).

Le Monde, 19 mai 2000 : « Les interrogations scientifiques sur l’innocuité des téléphones portables relancées ».

 M. S  été 2000

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