été 2000 : Tentative de synthèse du livre de
Roger
Santini : « Téléphones mobiles cellulaires et stations relais :
les risques pour la santé » Marco Pietteur / Editions Résurgence.
B. Embourg.
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INSUPPORTABLES :
Peu de
technologies nouvelles ont envahi et enlaidi aussi vite notre vie quotidienne.
Mais, sans doute à cause de la fascination pour les prouesses de ces objets
dont le commun des mortels serait bien en peine de maîtriser le fonctionnement,
et avec le soutien des médias qui vivent de leurs recettes, toute objection
concernant les dangers des hyperfréquences ou micro-ondes est aussitôt inhibée.
L’émission
de rayonnements électromagnétiques dans toute la gamme des fréquences ne date
pas d’hier, mais c’est seulement dans les années 80 que s’est amorcée
une ébauche de débat à propos des risques pour la santé.
Cela n’a
pas empêché les appareils de se vendre comme des mauvais petits pains, ni les
stations relais de se multiplier et de venir enlaidir nos paysages, sans que personne n’en ait été vraiment
consulté. On ne pourra connaître
leurs effets sur la santé que dans 2 ans, vers 2002, grâce à un vaste
programme scientifique lancé à l’initiative de la CEE. Or, en 2002, les
appareils sur lesquels aura porté cette étude auront été remplacés par une
3ème génération
de portables…
Utilisateur
de téléphone mobile cellulaire ou pas, pratiquement plus aucun être humain
n’échappe au bain obligé d’ondes électromagnétiques dans la gamme des
radiofréquences, et plus particulièrement des hyperfréquences. Cela est
d’autant plus pernicieux que ces ondes sont invisibles et non perceptibles
(sauf cas d’hypersensibilité),
mais le bain existe bel et bien !
Les
populations sont donc de plus en plus nombreuses à être exposées sans leur
consentement à des basses fréquences ou à des hyperfréquences, avec un
niveau d’exposition beaucoup plus élevé que celui qu’on peut trouver dans
un environnement dit non-perturbé.
Ex :
lignes haute tension sous lesquelles on peut mesurer des valeurs magnétiques de
30 µT (microtesta), alors qu’à 200 m plus loin on n’a plus que 0,1 µT.
Pour la bande
des hyperfréquences ( micro-ondes ) comprise entre 100 KHz (KiloHertz) et 300
GHz ( GigaHertz), l’on est passé en 50 ans d’une exposition moyenne de
l’ordre de 10 picowatt/cm² à des valeurs de 1 million à 100 millions de
fois plus élevées, selon les endroits.
On peut
évidemment refuser d’avoir un téléphone portable, comme on peut très
bien se passer de télévision ; le problème est que, même si l’on
n’utilise pas de tels appareils, on subit les conséquences de leur
fonctionnement chez les autres : sans parler des effets que tout le monde
connaît ( bruits, conversations, sonneries intempestives,
porteurs de pace-makers ou de prothèses auditives obligés de fuir les
portables en fonctionnement, personnes hypersensibles…), la généralisation
des téléphones mobiles entraîne des effets plus difficiles à percevoir :
l’assujettissement
à la machine pour des tâches que l’on pourrait très bien faire soi-même :
par exemple, inutile d’apprendre les numéros de téléphone, les codes, tout
est mémorisé ! La mémoire s’économise, et la machine devient
indispensable, ce que ne manque pas de confirmer la publicité.
On vante
beaucoup moins l’implantation de multiples stations relais qui, outre leur
laideur, posent un problème d’exposition à leurs riverains, problème dont
ils ne sont pas informés.
Les sources
de rayonnement électromagnétique en tous genres sont en pleine expansion
depuis ces 30 dernières années, et cela ne fait que commencer…
La Terre est
enveloppée d’un brouillard électromagnétique artificiel qui l’enveloppe
depuis des altitudes très élevées, les satellites jouant le rôle des araignées
sur leur toile.
Les téléphones
mobiles cellulaires et leurs stations relais émettent des ondes électromagnétiques
qui sont des radiations non-ionisantes. Ce sont des hyperfréquences ou
micro-ondes.
Les systèmes
utilisés actuellement sont :
le
système GSM ( Global System for Mobil communication ) qui a une fréquence de
900 MHz (mégaHertz ), et le système
DCS (Digital Cellular System ) dont la fréquence est
de 1800 MHz.
Ces ondes
sont modulées en amplitude et pulsées en très très basses fréquences qui
sont proches de celles générées par les fours à micro-ondes : nous
devons l’usage domestique de ces derniers à un important stock de radars de
l’aviation américaine après la guerre : suite à des brûlures
accidentelles, on s’est aperçu que l’on pouvait domestiquer ces ondes et
leur trouver ainsi un débouché intéressant. Le micro-ondes fonctionne en 2450
MHz. Le rayonnement des fours à micro-ondes est donc comparable à celui d’un
radar.
Les usagers
des téléphones mobiles
cellulaires se prennent une émission de rayonnement électromagnétique
directement au contact de la tête.
Les
constructeurs modifient leurs modèles pour essayer de « gagner »
quelques centimètres en moins d’exposition : certains modèles ont
l’antenne penchée vers l’arrière,
ce qui augmente légèrement l’intervalle entre le bout de l’antenne et la tête
de l’utilisateur.
Depuis 1995,
il existe des normes européennes établies par un « Comité Européen de
Normalisation Electro-technique » (CENELEC), et une commission
internationale. Les normes s’adaptent aux résultats des études
scientifiques, encore faut-il que ces dernières soient reconnues.
De plus, il
est très difficile de mesurer scientifiquement les effets cumulatifs (
l’usage répété dans le temps, sur des mois, voire des années ) de ces
ondes. On s’en rendra compte peut-être un peu tard.
En effet, 70
à 80% de l’énergie électromagnétique générée par le portable pénètre
dans la tête sur une profondeur de quelques cm : cela peut se voir sur des
photos prises au scanner. Cela suffit quand même à atteindre des structures
nerveuses comme les méninges, le nerf optique, l’hypothalamus. On a noté
aussi une augmentation de la température du cerveau de l’ordre de 1°C. lors
d’une utilisation prolongée.
L’absorption
des ondes des téléphones mobiles
cellulaires est plus grande dans le cas des têtes d’enfants par rapport à
celles d’adultes. On parle d’une « morphosensibilité individuelle »
qui fait que les personnes ne réagissent pas toutes de la même façon aux
hyperfréquences, ce qui arrange bien les opérateurs.
En 1998, une
étude américaine a confirmé que cette « maladie des radio-fréquences »
( ou « syndrome micro-ondes ») est une réalité médicale (
médecine du travail ) liée à l’exposition aux hyperfréquences pulsées.
Or, c’est
le cas de la technologie utilisée pour les téléphones mobiles cellulaires.
Principaux symptômes du « syndrome micro-ondes » :
- Fatigabilité,
irritabilité, céphalées, nausées, anorexie…
-
Modification de la fréquence cardiaque, variation de la pression artérielle.
Vieillissement prématuré.
-Somnolence,
insomnie, troubles sensoriels ( diminution de l’odorat par exemple ),
picotements au visage, à la tête, vertiges, sensation de chaleur autour de
l’oreille…
- Effets sur
l’audition : les personnes exposées à des hyperfréquences se plaignent
parfois de problèmes auditifs plus marqués en mode pulsé ( l’audition de
sons sous l’impact de l’onde hyperfréquence serait liée à une interaction
de l’onde électromagnétique avec la cochlée- partie de l’oreille
interne.)
-
Modification de la barrière hémato-encéphalique : la barrière hémato-encéphalique
est sensible aux hyperfréquences qui augmentent sa perméabilité. Chez la
souris, les hyperfréquences augmentent les effets létaux de l’encéphalite.
La pénétration virale dans le cerveau est facilitée par l’action des
hyperfréquences.
- Risques
cancérigènes des hyperfréquences :
Etudes sur la
souris : les hyperfréquences ( 2450 MHz : fours à micro-ondes)
augmentent le nombre de tumeurs mammaires spontanées.
Un effet des
ondes électromagnétiques sur le vieillissement apparaît dans diverses études :
vieillissement accéléré du cristallin
- troubles de
la ménopause ( voir stations relais)
-accélération
de l’ossification chez la souris
-apparition
de caractéristiques de paramètres sanguins ( globules rouges, hémoglobines, hématocrite
) de souris âgées chez des souris jeunes exposées aux champs électromagnétiques
générés par un écran de télévision couleur.
Le recul
manque pour ce qui est des effets biologiques résultant de l’exposition
chronique de populations aux hyperfréquences et aux extrêmement basses fréquences
générées par les stations relais des téléphones mobiles cellulaires.
Les risques
pour l’œil qui résultent d’une action cumulative de faibles doses
d’hyperfréquences, la prise de médicaments ophtalmologiques, peut augmenter
les effets néfastes sur l’œil des hyperfréquences.
STATIONS
RELAIS :
Tablant à
juste titre sur la généralisation des portables à l’ensemble de la
population, des milliers de stations relais ont été posées pour que la
couverture en toile d’araignée soit la plus serrée possible. On divise le
secteur à équiper en petites surfaces invisibles :
les cellules,
d’où « téléphones mobiles cellulaires ». Le rayon d’action
d’une station relais est fonction de la densité de la population présente
dans la cellule. En milieu urbain, les stations relais sont implantées à
quelques centaines de mètres les unes des autres.
En milieu
rural, les surfaces de cellules sont plus étendues, vu que la population y est
moindre. Dans chaque cellule, on trouve une station relais : une tour de
quelques dizaines de mètres de haut. Chaque tour porte une ou plusieurs
antennes qui reçoivent et transmettent les messages provenant des téléphones
mobiles cellulaires, et qui relient les téléphones fixes aux téléphones
mobiles cellulaires.
Ces bornes
relais permettent entre autres aux services de police de localiser leur cible et
d’écouter certaines conversations :
ce type de surveillance a par exemple fait avancer l’enquête sur
l’assassinat du préfet Erignac, en Corse, grâce au relevé des appels que
les suspects avaient passé le soir du meurtre, à partir de leur GSM.
Selon un
rapport australien de 1996, à 200 m d’une station relais de téléphones
mobiles cellulaires, des personnes exposées dans leur logement se plaignent de
troubles divers tels que : ménopause prématurée, fatigue chronique,
perturbation du sommeil, allergies multiples… en France, on nous dit qu’il
n’y a aucun danger à habiter près d’une borne relais, ou dans un immeuble
surplombé d’une antenne*. La borne est entourée d’un périmètre de sécurité
de 1 mètre, et l’on recommande à ceux qui travaillent sur les toits de ne
pas s’exposer au devant des antennes.
L’exposition
chronique aux hyperfréquences est comparable à un stress. Le risque de développer
des maladies neuro-dégénératives doit donc être pris au sérieux.
LES EMETTEURS
DE RADIOTELEVISION quant à eux, génèrent dans l’environnement des
ondes électromagnétiques de fréquences ultracourtes, VHF : Very High
Frequency, de 30 MHz à 300 MHz, et des fréquences plus élevées : des
hyperfréquences ( UHF : Ultra High Frequency ), de l’ordre de 1GHz.
Leurs tours
sont beaucoup plus hautes (200 à 300 m de hauteur) que les stations relais de téléphones
mobiles cellulaires.
Leurs densités
de puissance d’émission sont plus élevées que celles des stations relais
des portables ( plusieurs centaines de KW contre
quelques dizaines de KW pour les stations relais des portables ).
Elles
envoient dans l’environnement des hyperfréquences, mais sur des distances
beaucoup plus grandes.
Les stations
relais exposent les populations en champ lointain, sauf pour les personnels de
maintenance ou les très proches voisins ( moins de 200 m ) qui sont exposés en
champ proche.
Une étude
grecque sur des souris exposées à différentes distances d’un émetteur de
radiotélévision a observé une diminution des naissances chez les femelles,
une accélération de l’ossification et des modifications de l’état
physiologique général des souris
mâles.
2 études
épidémiologiques réalisées sur des populations environnées de tours
relais (Angleterre et Australie, 1996 ) ont mis en évidence chez les enfants
une augmentation significative des cas de leucémies.
DISPERSION
DES MICRO-ONDES DANS L’ESPACE :
Ex :
dans le cas de stations relais installées sur le toit d’habitations, les
hyperfréquences peuvent entrer en résonance avec l’armature métallique du béton
armé ou les poutres de soutien en acier. Ce phénomène risque alors de
transformer ces structures métalliques du toit en « réémetteurs
passifs » pouvant affecter les occupants des appartements.
Tout objet métallique
se trouvant sur le chemin de l’onde hyperfréquence pourra entrer en résonance
avec elle si la dimension de l’objet est proche de la longueur d’onde ou
d’un multiple de celle-ci. L’objet irradié va émettre à son tour des
hyperfréquences et se comporter comme un réémetteur passif : ce peut être
le cas des échelles métalliques, des câbles électriques, des chassis de fenêtres
en métal…
LE
TELEPHONE EN VOITURE :
¼
des accidents de la route lui serait imputé. Si l’on est pris sur le fait en
train de téléphoner en voiture, on risque une amande de quelques 250 Francs…
Le volume métallique
d’une voiture est comparable à une cavité semblable à celle d’un four à
micro-ondes. Dans cette cavité, les ondes hyperfréquences sont réfléchies
par les parois métalliques du four pour revenir sur la « cible » ( :
la tête de l’utilisateur). Ce serait même pire avec les « kits mains
libres ». Et tout cela à son insu, à moins qu’il ne soit
hypersensible, mais dans ce cas, il n’aura pas de portable !
EFFETS
OCULAIRES :
Les
rayonnements hyperfréquences ont un effet cumulatif sur le cristallin. De
nombreuses études cliniques ont montré une augmentation des troubles oculaires
chez les techniciens-radars.
Les hyperfréquences
provoquent un vieillissement plus accéléré du cristallin. Quand des médicaments
ophtalmologiques sont associés, la sensibilité de l’œil augmente.
EFFETS SUR LA
REPRODUCTION : chez l’homme, l’exposition chronique aux hyperfréquences
durant plusieurs années se traduit par une baisse significative du nombre de
spermatozoïdes, de leur motilité et du nombre de spermatozoïdes normaux,
ainsi que des troubles de la libido.
PERTURBATION
D’AUTRES APPAREILS :
Au cours de
leur fonctionnement, les téléphones mobiles cellulaires émettent des
radiations non ionisantes, susceptibles d’affecter le fonctionnement de
certains appareils électroniques : en avion, dans les hôpitaux etc.
La circulaire
du 9 octobre 1995 du Ministère de la Santé Publique Français limite
l’utilisation du téléphone mobile cellulaire dans l’enceinte des milieux
hospitaliers, du fait des risques d’incompatibilité électromagnétique avec
des appareils tels que : pompe à perfusion, appareil de dialyse,
respirateur, appareils d’imagerie médicale…
Stimulateurs
cardiaques : une distance de sécurité de 20 cm avec un téléphone mobile
cellulaire est recommandée aux porteurs de « pace makers » qui
feraient bien de fuir les porteurs de téléphones mobiles cellulaires !
BIOLOGIE DU
CERVEAU :
Les hyperfréquences
à faible densité d’énergie ont des effets sur d’autres types de récepteurs
du cerveau ( récepteurs opioïdes et cholinergiques ) qui contrôlent l’état
dépressif chez l’homme et les capacités d’apprentissage et de mémorisation
chez l’animal.
Mécanismes
biologiques :
Hypothèse (
plausible ) que les hyperfréquences transportent l’énergie électromagnétique
dans le tissu cérébral. Ce serait la modulation d’amplitude en ELF ( Extrêmement
Basses Fréquences ) qui entrerait en résonances avec certains rythmes cérébraux
( étude australienne. 1996).
Au niveau cérébral,
les récepteurs sensibles aux radiations non ionisantes seraient des cristaux de
magnétite ( magnétosomes ) découverts chez l’homme en 1992.
L’hypersensibilité
aux ondes électromagnétiques pourrait être associée à des différences génétiques
touchant certains sujets (1988).
Rien n’exclut un effet cumulatif de ces ondes électromagnétiques.
Nul ne peut
prévoir les effets biologiques qui pourraient résulter de l’exposition
chronique de populations à l’association d’hyperfréquences et de ELF.
Les stations
relais sont implantées sans l’avis ni l’information des riverains.
- Y-a-t-il un
texte précisant la façon correcte d’utiliser un téléphone mobile
cellulaire, pour réduire l’exposition de l’utilisateur aux radiations
non-ionisantes joint avec l’appareil ? ?
Conclusion
générale :
Des millions
de personnes subissent ou vont subir toute leur vie une exposition aux hyperfréquences
associées aux extrêmement basses fréquences, et servir ainsi de cobayes aux générations
futures des nouvelles technologies.
Malgré
l’existence de risques pour la santé, la Terre se couvre de stations relais,
d’émetteurs radio-TV et le phénomène des téléphones mobiles cellulaires
est vivement encouragé par l’ensemble des médias, complices de leur développement
outrancier. Rien n’est prévu pour suivre l’état de santé des populations
exposées contre leur volonté.
Notre espace
vital se transforme rapidement en une soupe électromagnétique intense et
complexe.
Le développement
de systèmes permettant avec un téléphone mobile cellulaire de communiquer
partout dans le monde en utilisant des satellites, ou la possibilité donnée à
chacun d’émettre des données à partir d’un ordinateur, d’un téléphone,
d’une caméra, au moyen d’une véritable station émettrice personnelle ne
peuvent qu’aggraver la pollution électromagnétique ambiante et les risques
biologiques.
ON N’ARRÊTE
PAS LE PROGRES, ON L’ACCELERE :
Alors que les
risques engendrés par les téléphones mobiles cellulaires actuels ne sont pas
encore reconnus ( l’ONU devrait rendre un rapport en 2003, ou dans ces années-là
), en Mai 2000, avec la 2ème génération des portables, l’Internet
arrive sur les mobiles.
Grâce à la
technologie du « WAP » ( Wireless
Application Protocol ), qui adapte la taille des pages Web conçues pour
les écrans d’ordinateurs, à des écrans de taille très réduite. Les
applications actuelles du WAP sont limitées par les faibles vitesses de
transfert : les mobiles actuels ne dépassent pas le débit de 9,6 Kilobits/seconde,
alors qu’une connexion à Internet via un modem et un ordinateur peut
atteindre les 56,6 bits/seconde. On pourra faire ses achats par carte bancaire,
ces nouveaux téléphones pouvant disposer d’une fente pour carte bleue...
Une nouvelle
technologie, le GPRS ( General Packet for Radio Services ) va permettre des débits
allant jusqu’à 144 bits/seconde. Les données sont regroupées et transmises
par « paquets », au lieu d’être découpées et envoyées
par tranches de quelques bits aujourd’hui.
Ces téléphones fonctionneront
encore sur les fréquences de 900 ou 1800 MHz des portables actuels, mais
il faudra bien sûr en changer.
Le successeur
de ce système est prévu pour
2001: L’EGPRS : Enhanced General Packet for Radio Services, avec lequel
les transferts se feront à une vitesse de 384 Kilobits/seconde.
Pour
atteindre ce débit, les ingénieurs ont travaillé sur l’interface radio qui
sépare l’utilisateur de l’antenne qui reçoit la communication : le
changement de modulation des ondes radio permet de faire passer jusqu’à 3
fois plus d’informations dans un même laps de temps.
A condition
de changer à nouveau de mobile, il sera possible d’accéder à l’EGPRS
courant 2001, toujours en restant encore sur les mêmes longueurs d’ondes.
CE QUE L’AVENIR
NOUS PREPARE :
La 3ème
génération des téléphones portables est elle, déjà prévue pour 2002 :
l’UMTS ( Universal Mobile Telecommunication System ) va tout révolutionner :
opérateurs et constructeurs devront changer le réseau dans son ensemble ( téléphones,
algorythmes de codage, antennes, stations-relais…) car les fréquences utilisées
seront autour de 2 Gigahertz, pour que l’on puisse se connecter le plus rapidement
possible.
Si les fréquences
inférieures sont déjà dangereuses, que penser de l’impact de ces dernières
sur l’être humain ? C’est seulement à cette époque alors qu’on en
saura plus sur les conséquences sur la santé des portables de la 1ère
génération, que les gens se précipiteront
pour servir de cobayes pour les suivantes !
A la clé de
ce chantier de plusieurs dizaines de milliards, un débit maximal de 2 mégabits/seconde
( soit 2048 Kilobits/seconde) qui permettra au téléphone de se
transformer en télévision, radio, ordinateur, vidéo, console de jeux…
D’ores et déjà
la nouvelle licence UMTS fait l’objet d’une lutte sans merci pour
l’obtention des licences d’exploitation des futurs réseaux à la norme UMTS
et les Etats concernés vont en profiter pour remplir leurs caisses
:
France Télécom
compte actuellement 11 millions d’abonnés mobiles ( 49% du marché français
). On prévoit que le nombre d’utilisateurs de téléphones portables devrait
atteindre facilement 45 millions en
2004, pour les 18 millions de
particuliers qui seraient reliés à Internet par ordinateur.
Les fréquences
hertziennes sont chèrement concédées par l’Etat. En France, on entend dire
qu’une partie de ces recettes ira alimenter les caisses de retraites…
L’enjeu est
d’ores et déjà essentiel pour les opérateurs actuels de télécommunications
mondiaux : s’ils sont déjà opérateurs dans un pays, l’obtention
d’une licence UMTS est indispensable pour rester dans la course et leur
valorisation boursière intègre déjà les perspectives ouvertes par l’UMTS.
Sinon, leur valeur peut être divisée par deux du jour au lendemain. Et ça
c’est primordial, la santé des usagers, peu importe puisque « c’est
sans danger » et que « Big Brother is good for you » !!
NOTES :
Hz : 1 Hz : 1 oscillation par seconde
KiloHertz :
1 KHz : 1O³ Hz
MégaHertz :
1 MHz : 10 puissance 6 Hz
Giga Hertz :
1 GHz : 10 puissance 9 Hz
Les hyperfréquences
ou micro-ondes vont des fréquences de 300 MHz à 300 GHz
CHAMP
PROCHE/LOINTAIN :
Schématiquement,
l’exposition d’un sujet est dite « en champ proche » quand la
source émettrice de l’onde hyperfréquence est à une distance inférieure à
une longueur d’onde et en « champ lointain » quand la distance est
supérieure à une longueur d’onde.
Ex : le
courant électrique a une fréquence de 50Hz et une longueur d’onde de 6000
Km. On est donc toujours en champ
proche car toujours à moins d’une longueur d’onde d’une source émettrice.
Le four à
micro-ondes a une longueur d’onde de 12,2 cm. Au delà, le sujet y est exposé
à champ lointain.
Pour les téléphones
mobiles cellulaires, l’exposition est en champ proche dans un rayon de 33,3 cm
pour les GSM (900 MHz), et de 16,6 cm pour les DCS ( 1800 MHz)
UTILISATION
DES HYPERFREQUENCES : les hyperfréquences ou micro-ondes sont utilisées
par l’industrie afin de produire une haute
température à l’intérieur des matériaux les plus divers : séchage
des carreaux de plâtre, du carton, de l’encre d’imprimerie, vulcanisation
du caoutchouc…)
On les
utilise aussi pour la détection électromagnétique ( radars) et le transport
des signaux par hyperfréquences ( télécommunication, télévision…)
Une étude
anglaise récente (1999) a conclu que les ondes émises par les téléphones
mobiles accéléraient la vitesse de réaction du cerveau : les personnes
qui effectuent un test
( exercices de mémorisation sur ordinateur ) répondent plus vite si
l’émetteur-récepteur du téléphone est activé. Cela montre que si les
ondes modifient nos capacités cognitives quand elles traversent le crâne,
elles peuvent aussi provoquer maux de tête, nausées etc.
Les
expériences antérieures à 1998 sont relatées en détail dans :
Roger Santini :
« Téléphones mobiles cellulaires et stations relais : les risques
pour la santé » Marco Pietteur / Editions Résurgence. B. Embourg.
Autres
sources :
Sciences et
Avenir : Juin 1999 : « Faut-il
jeter son portable ? »
Que choisir ?
Avril 2000 : « Au mépris des
lois, un contrôle permanent des individus se met en place »
*- « Il
n’y a aucun danger », assure Joe Wiart, responsable de l’unité de
recherche et développement du centre de recherche de France Télécom. Une
antenne de station de base est posée sur un toit et les niveaux de champs électromagnétiques
émis sont de 1000 à 2000 fois en dessous de ceux recommandés par l’ICNIRT
(Commission internationale de protection contre les rayonnements non-ionisants
). Ces antennes sont unidirectionnelles et tournées vers l’horizon pour
permettre à l’utilisateur le plus éloigné d’émettre. L’énergie
rayonne perpendiculairement à l’immeuble et ses habitants ne sont donc pas
touchés.
Propos
rassurants extraits de « Marie-France ».Mai 2000
Le Monde, 13
mai 2000 : « Faut-il
interdire l’usage des portables aux enfants ? » :
Extrait :
« Il n’est pas possible
aujourd’hui que l’exposition aux radiations ( des téléphones mobiles ), même
à des niveaux inférieurs à ceux des normes nationales, est totalement
inoffensive pour la santé, et ce manque de connaissance est suffisant pour
justifier la prise de précautions… » ( conclusions du rapport
d’un groupe indépendant d’experts sur les téléphones mobiles, à la
demande du ministère de la santé britannique, rendu public le 11 mai ).
Le Monde, 19
mai 2000 : « Les interrogations
scientifiques sur l’innocuité des téléphones portables relancées ».
M. S
été 2000