essai d'un journal qui n'a jamais vu le jour, à quoi bon ? ( été 99)
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LE MINOT
Bulletin
de liaison des adhérents de Minot Bio, association de défense des petits
producteurs et transformateurs de produits biologiques et vivants.
N°
0. Septembre 99
« Bio » ? ! ! Le
terme est tellement mis à toutes
Et si l’on changeait pour autre chose ?
Le
terme de « vivant » ne
serait pas si mal : dans le n°
d’ Avril 99 de la revue « Les Courtisans de la Terre », Daniel
Caniou remettait les pendules à l’heure en rappelant que les premières générations
d’agrobiologistes avaient dans la tête une autre idée de leur métier, et
cet article montrait que quelque part, tout un pan de cette « bio »
s’était bien fait récupérer ; faute d’éthique suffisante et par
manque de moyens d’information, la bio des pionniers a vite dérapé pour
calquer le commerce qu’elle visait à dénoncer au départ : dans une supérette
géante bio, on peut avoir du mal à imaginer que, sous leurs emballages et
enrobages grande conso, ces produits viennent au départ de notre bonne vielle
Terre ! Il n’est un secret
pour personne que la plupart des grandes marques bio, après avoir avalé le
plus de « petits » qu’elles pouvaient, appartiennent soit à des
grandes puissances financières plus ou moins familiales, soit carrément à
l’agrochimie (Sandoz-Novartis). Les grandes surfaces qui ont récupéré à
leur profit la bio une fois que le plus dur était fait, ont fait ce qu’il
fallait pour ne pas perdre leur clientèle : le but étant que consommateur
de GMS ne quitte pas son supermarché préféré, il a suffit de proposer à
prix dits attractifs, des produits estampillés bio ( sans mention d’ailleurs,
AB est bien suffisant ), de la pub, les produits bio mélangés au reste ( on
laisse le « libre » choix) et le tour est joué ! Maintenant
que les gens sont habitués, ils nous servent le discours de « l’agriculture
raisonnée », porte ouverte aux bio-technologies cette fois : et vous
continuez à y aller ? ? Et
les petits producteurs dans tout ça ? ?