MERCURE
DENTAIRE Diagnostic
et traitements
Au
mot mercure, on trouve environ 17
000 études scientifiques sur internet ( bibliographie scientifique médecine ).
Ce toxique redoutable fait
l’objet des normes les plus sévères
qui existent :
- concentration minimale
sans risque pour des cellules vivantes : 0,1 µg/l (1g= 1 000 000 µg )
selon la norme de l’Environment Protection Agency
(E.P.A) des USA.
- Norme E.P.A. pour les
locaux grand public: 1 µg/m3 d'air.
L'emploi du mercure a
donc été interdit dans de nombreux
domaines : semences, pâte à papier, peinture, piles, thermomètres... Sa
production mondiale est passée, en 30 ans, de 10 000 tonnes à 2 000 tonnes.
Le mercure d'un amalgame est-il stable ?
Dans
la bouche, un plombage subit abrasion mécanique, corrosion chimique et électrochimique.
De nombreuses études (composition de vieux amalgames, mesure de vapeurs,
analyse de la salive, étude de la dentine) ont montré qu'il libère les métaux
qui le composent. Le mercure est relargué sous forme de vapeurs (mesurables
avec l'appareil Jérôme). Ce métal, sous forme d'ion mercurique, est également
dans le sang. Enfin, des quantités importantes de vapeurs de mercure sont libérées
lors de certains travaux dentaires : pose, polissage, meulage et dépose des
amalgames.
Référons-nous à la
plus vaste de ces études : celle de l’Université de Tübingen (Allemagne,
1996), au cours de laquelle 20 000 salives ont été analysées avant et après
mastication.
Rappel : Lire «Amalgames dentaires, un problème de santé publique.
Rapports de Kiel et Tübingen», éd.
Marco Pietteur, 35€.
Après
mastication, 90 % des personnes ont une concentration en mercure dans leur
salive supérieure à 5 µg/l. Pour 10 %, elle est supérieure à 100 µg/l !
(4 millions de Français environ dépassent ce taux), 0,1 % des personnes ont
un taux supérieur à 1000 µg/l !
Les effets du
mercure sur la santé ont été décrits depuis longtemps. Ce métal altère toutes les protéines
(de membrane, enzymatiques, du système immunitaire), les organes
intracellulaires, le matériel génétique et la division des chromosomes. Les
conséquences sont multiples : troubles psychologiques ou psychiatriques
(angoisse, irritabilité, dépression ... ), troubles intestinaux, atteintes
du système nerveux de type divers, atteintes rénales, allergies, maladies auto-immunes,
maladies de la peau, affections buccales, troubles circulatoires, hypertension,
atteintes de la vision et de l'audition... Des petits troubles de santé
peuvent éventuellement être liés à une intoxication par le mercure : excès
de salive, excès de sueur, fatigue inexpliquée, insomnie, vertiges, maux de
tête...
Le mercure traverse le
placenta. On le retrouve aussi dans le lait maternel.
Que
devient le mercure des plombages ?
Les vapeurs sont éventuellement
absorbées par les poumons (à 80 %), voire par les sinus. Elles sont ensuite
fixées en grande partie par le cerveau. Le mercure ionique est absorbé par le
tube digestif, voire par la bouche. Il peut être méthylé par des bactéries
de la bouche et du tube digestif, ce qui va beaucoup augmenter son absorption
digestive.
Le mercure
s'accumule ensuite dans divers organes: reins, mâchoires, foie, placenta,
cerveau...
Chez l'animal, après
la pose de plombages, la teneur en mercure augmente rapidement dans tous les
organes: 20 à 100 fois plus au bout de 40 jours. Certains organes sont beaucoup
plus contaminés (de 100 à 9 000 fois plus ): estomac, placenta, foie, os alvéolaire,
reins. La teneur dans le sang et les urines est par contre très faible.
Chez l'homme, des
autopsies ont montré des taux de mercure très élevés dans certains organes,
chez les dentistes et les porteurs d'amalgames, ainsi que chez les foetus (après
fausse couche) et les nourrissons (décédés de mort subite) dont les mères
portaient des amalgames.
On peut par contre
mettre en évidence le mercure et les autres toxiques des amalgames:
- dans la salive après
mastication et avant mastication.
- dans l'urine
et dans les selles après prise d'un produit spécifique (chélateur).
On peut aussi mettre
en évidence une intoxication aux métaux lourds par une analyse de cheveux
(signes indirects: excès de calcium, de magnésium ... ).
Ces examens se font
à domicile et sont envoyés dans des laboratoires agréés et spécialisés
dans ce domaine. Ils doivent être interprétés par un spécialiste en corrélation
avec un questionnaire détaillé sur vos troubles de santé, votre
environnement, votre histoire dentaire... que vous remplissez.
Comment
ne pas s'intoxiquer lorsque l'on se fait enlever les amalgames suite à des
tests
positifs
?
Votre dentiste doit
être conscient de la toxicité du mercure (il doit d'ailleurs lui-même se protéger)
et appliquer les mesures préconisées par le Ministère de la Santé :
- il
doit fraiser le moins possible dans l'amalgame et utiliser un aspirateur
chirurgical puissant avec son autre main (attention, ce n'est pas l'aspirateur
à salive habituel qui est bloqué par la lèvre).
-
il doit utiliser un champ opératoire (ou digue) en latex qui isole la dent et
évite d'avaler du mercure. Il doit de plus appliquer les mesures supplémentaires
recommandées par l'Association*.
(*Association
« Non au mercure dentaire » BP. 6051. 34030. Montpellier cedex 1. http://nonaumercuredentaire.free.fr
)
- il doit
utiliser son aspirateur chirurgical avec un embout amovible spécial (clean up
de Suède).
- lui
et son patient doivent porter un masque au charbon.
Ces précautions ne
sont hélas prises que par une poignée de dentistes en France.
Attention!
Toute dépose non précautionneuse peut se révéler dramatique... (souvent
graves troubles de santé et il faut des années pour éliminer le mercure stocké
à cette occasion, en particulier dans le cerveau ).
Est-il
nécessaire de faire un traitement dépolluant après la dépose?
Précisons qu'une dépose
très précautionneuse n'est que la toute première étape du traitement en cas
d'intoxication. Un traitement spécifique par chélateur doit être poursuivi
pendant quelques années et des examens prouvant la décontamination doivent être
pratiqués, en particulier en cas de
maladie. En effet, les métaux dentaires, contrairement à des toxiques médicamenteux,
sont très lentement éliminés (plusieurs années).
Pourquoi
un métal aussi toxique que le mercure est-il
utilisé dans les amalgames dentaires ?
Au milieu du XIXe siècle,
ce métal était interdit en raison de sa grande toxicité : seul l'or était
utilisé pour le traitement des caries. Des dentistes peu scrupuleux ont commencé
à utiliser le mercure aux États-Unis pour une clientèle qui ne pouvait se
payer de l'or, risquant ce faisant l'interdiction d'exercer, car mettant en
danger la santé de leurs patients. Malgré cela, la pratique s'est généralisée,
et vers 1870, la Société Américaine des Chirurgiens Dentistes dut se
dissoudre et faire place à l'Association Américaine de Dentisterie qui
militait pour l'emploi du mercure... Ce procédé s'est ensuite généralisé
dans les pays riches.
Les
matériaux dentaires (à l'instar des matériaux chirurgicaux) ne font pas
l'objet de tests légaux de toxicité, tests
utilisés pour le moindre additif alimentaire ( tests de cancérogénicité, tératogénicité,
cytotoxicité, génotoxicité ... ): les autorités sanitaires se contentent de
la norme Afnor, norme des industriels (qui ont tout intérêt à être les moins
exigeants possible afin d'abaisser les coûts de recherche et de fabrication ).
Les
autorités françaises désinforment le dentiste de base, assurant que les amalgames ne présentent aucun
danger (sauf allergie locale), passant
sous silence toutes les études scientifiques sur ce sujet, ou les falsifiant (en
divisant par exemple par 1000 les chiffres de contamination des organes à l'étude
de Vimy sur les brebis gestantes et, inversement, en multipliant par 1000 les
taux de mercure dans les aliments). Le Conseil de l'ordre des Dentistes est par
contre très actif quand il s'agit de poursuivre en justice des journalistes
ayant écrit un article critique sur les amalgames, ou bien l'association
nationale « Non au mercure dentaire », lui reprochant de conseiller la dépose
des amalgames (suite à des tests prouvant une intoxication), ou bien des
dentistes et des médecins utilisant les tests de salive du CNRS.
L’association fait
l'objet depuis 2 ans de pressions inadmissibles dans un pays démocratique:
blocage complet de son téléphone, effacement de son site internet, fausses
dettes imputées aux responsables, menaces, harcèlement en tous genres. La
citation du révolutionnaire Nicolas de Chamfort semble toujours d'actualité: -
« En France, on laisse en repos ceux qui allument le feu et on persécute ceux
qui sonnent le tocsin ».
Au
niveau des autorités sanitaires, le Conseil Supérieur de l'Hygiène Publique
de France a édicté, en mai 1998, des recommandations qui restent très
timides.
Ces recommandations
ne font pas l'objet d'un contrôle et ne sont pas suivies par l'immense majorité
des dentistes.
Le
Gouvernement, vu les enjeux financiers, n'en viendra à l'interdiction des
amalgames que sous la pression de l'opinion publique soutenant l'association
nationale « Non au mercure dentaire », qui a bien du mal, à l'heure actuelle, à se
faire entendre. D'ores et déjà, cette interdiction est programmée en Suède
(mais le traité de Maastricht obligeant à la libre circulation des matériaux,
y compris toxiques, elle se contente pour l'instant de ne plus rembourser la
pose d'amalgames), L'interdiction ne devrait pas tarder en Autriche et se
discute en Allemagne.
La France va-t-elle encore être la lanterne rouge de
l'Europe, comme pour l'amiante, l'hormone de croissance, le sang contaminé... ?
Le groupe Vert de l'Assemblée Nationale a eu une attitude active vis-à-vis de ce problème :
En mars 1999, André Aschieri, député Vert des
Alpes-Maritimes, a demandé la constitution d'une commission d'enquête
parlementaire sur la toxicité des amalgames dentaires. Très vite, les Verts
ont été « déchargés » du dossier par le PS qui a nommé un rapporteur
chargé de préparer un rapport à ce sujet.
En
attendant, une cinquantaine de patients ont porté plainte contre X pour
empoisonnement par les métaux dentaires devant le Tribunal de Montpellier
(d'autres plaintes suivront probablement). Ces plaignants sont soutenus par
l'association " Non au mercure dentaire ". La pétition réclamant
l'interdiction du mercure dentaire a déjà reçu plus de 7000 signatures.
En Allemagne, 1500 intoxiqués ayant porté plainte
pour empoisonnement par les métaux dentaires ont gagné leur procès contre le
gros fabricant d'amalgames qui avait pourtant le « bras long »...
L'association
nationale « Non
au mercure dentaire » réclame la mise en place d'une enquête (de
type Sofres) au cours de laquelle serait analysée la salive de porteurs
d'amalgames sains et malades, et de non porteurs d'amalgames. Une mesure
des vapeurs de mercure en bouche serait aussi effectuée à l'aide de l'appareil
Jérôme. Cette étude, de très faible coût, voire gratuite, devrait être menée
par des scientifiques indépendants en présence d'huissiers et de journalistes.
Pour recevoir
le matériel nécessaire pour faire à domicile les tests de salive et de
cheveux, ainsi que ceux d'urines et de selles avant et après un médicament dépolluant,
interpréter
ces tests, faire une mesure de vapeurs de mercure en bouche, être guidé pour
une ablation non dangereuse des amalgames et un traitement dépolluant,
contacter :
*Association « Non au mercure dentaire »
BP. 6051. 34030. Montpellier cedex 1. http://nonaumercuredentaire.free.fr
Extrait de la revue : “Soignez-vous!” - N° 24
- samedi 22 JUIN 2002
voir aussi : http://soignez-vous.com