archives...la coordination n'existe plus depuis janvier 2004...

 Silence et la Coordination... ( les originaux et le dossier complet sont disponibles auprès de la Coordination nationale contre l'éradication du varron pour une agriculture responsable : La Ribe, 43430 Les Vastres, 04 7159 53 43, contre au moins 3 euros de timbres - pas de contact e-mail pour l'instant )

 NB : le décalage entre la date du courrier et la date de parution du courrier dans le journal  Silence ( pas vraiment le même comme on verra ) est normal.                                                                                                                                                       

Sous forme d'Avant/Après, le "courrier des lecteurs" du journal SILENCE...

- Notre communiqué du 18/06/02 envoyé à SILENCE
- Ce que notre communiqué est devenu dans SILENCE N°288 page 20. octobre 2002
- Suite à cette publication  : notre lettre à SILENCE du 04/10/2002
- Ce qu'est devenue notre lettre du 04/10/02 ( SILENCE N°291/292 page 94, janvier 2003 )
- La réponse de la directrice de Nature et Progrès ( SILENCE N°294, page 43 ( Mars 2003)
- Réponse de Jean Coulardeau à Mme Harrouch
- Suite et fin :  dernière lettre à Silence du  23/03/03 ( pas de réponse et pas publiée )
 

Communiqué de presse du 18/06/02 

  Le 14 mai 2001 Régis Boileau et Gérard Hauraix comparaissaient devant le Tribunal de Police de Nantes, pour refus de la prophylaxie varron, c'est à dire l'éradication d'un être vivant. Le 17 juin 2002 le Tribunal de Police de Nantes les a relaxés
Cette prophylaxie étant privée, la comparution avait lieu à la requête du GDS (Groupement de Défense Sanitaire, association loi 1901), maître d'oeuvre, qui avait exigé de la DSV (Direction des Services Vétérinaires, service public) qu'elle porte plainte, conformément à l'art L.224-1 du Code Rural (anciennement 214-1).
En Loire-Atlantique le GDS est aux mains de la Confédération Paysanne! Bel exemple de lutte contre la mal-bouffe, quand on sait que le traitement a lieu en totale violation du Code de la Santé Publique (utilisation sur vaches laitières de produits interdits et à des posologies sans AMM).
Toute cette prophylaxie est d'ailleurs illégale comme le prouve les nombreux succès judiciaires qui jalonnent notre lutte. Nous avons, dans cet esprit, engagé deux actions en annulation de l'arrêté ministériel qui actualise l'obligation de traitement (JO du 10 avril 2002).
Cette prophylaxie contredit totalement l'article L.110-1 qui ouvre le Code de l'Environnement et impose de protéger les écosystèmes.
Notre combat continuera tant que durera la volonté éradicatrice des autorités. Nous ne voulons pas être complices d'un zoocide. D'autant plus que le témoignage de deux scientifiques tend à démontrer que le varron, en l'occurrence, inhibe l'action des prions pathogènes responsables de la Maladie de la Vache Folle.
Les éradicateurs savent parfaitement le risque qu'ils nous font courir. A preuve ils refusent de signer tout papier nous garantissant que la niche écologique du varron ne sera pas recolonisée par un autre parasite. Ils connaissent donc la probabilité qu'un nouvel être vivant prenne la place du varron, avec des conséquences totalement imprévisibles aujourd'hui. C'est d'ailleurs pour cela que l'art L. 110- 1 du Code de l'Environnement impose de ne pas détruire les écosystèmes.
  ( PJ: Récapitulatif des procédures engagées )

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  - Ce que notre communiqué est devenu dans SILENCE N°288  page 20. octobre 2002 :

  " Eradication du varron. Le varron est une mouche qui pond ses œufs sous le cuir des ruminants rendant celui-ci difficilement exploitable. ensuite. Une politique d'éradication a été mise en place que nombre d'agriculteurs biologiques refusent de suivre. Les procès se succèdent et les agriculteurs biologiques ont finalement gagné en obtenant des dérogations pour le traitement. Ainsi Régis Boileau et Gérard Hauraix ont comparu devant le tribunal de Nantes le 14 mai pour «refus de la prophylaxie varron» et ont été relaxés le 17 juin. Le plus étonnant dans l'affaire est de savoir que c'est le Groupement de défense sanitaire qui avait porté plainte … lequel en Loire-Atlantique est géré par la Confédération paysanne ! Coordination nationale contre l'éradication du varron, La Ribe, 43430 Les Vastres, tél : 04 71 59 53 43."

- Suite à cette publication.... Notre lettre à Silence du 04/10/2002  :
 
Coordination nationale contre l'éradication du varron,
pour une agriculture responsable
La Ribe, 43430 Les Vastres, 04 71 59 53 43
 
à :  Silence 9 rue Dumenge. 69004 Lyon
N réf: var 3F/6
 
Le 04/10/02
Bonjour, Merci pour le dernier n° de la revue.
En ce qui concerne notre combat vous publiez en général des informations qui ne le reflètent pas tout à fait. Elles nous font sourire (un peu jaune parfois), ou plutôt nous faisaient sourire. Car, cette fois, vous y êtes allés un peu fort. L'info publiée page 20 relève de la désinformation.
Le varron est la larve finale d'une mouche qui pond sur les pattes des bovins. A l'éclosion les premières larves migrent dans l'hôte, selon des chemins différents selon qu'il s'agit d'Hypoderma lineatum ou d'H bovis, pour sortir sur le dos des vaches, où elles percent le cuir et provoquent une inflammation appelée hypodermose. Ce parasite a toujours existé et n'a jamais empêché les cuirs d'être exploités. Il ne les dévalorise que d' l % selon les chiffres fournis par le Centre Technique du Cuir. Par ordre décroissant des défauts, il ne représente que le 7ème toujours selon la même source.
Une politique d'éradication a bien été mise en place, mais elle n'a pas été refusée par "nombre d'agriculteurs biologiques", bien au contraire. Nature et Progrès, l'ITAB, les biodynamistes .... ont accepté le principe d'éradication. La plupart ne l'ont toujours pas dénoncé et s'ils l'ont fait n'appellent pas à la résistance.
La Coordination est issue d'une poignée d'agriculteurs bios et non bios qui ont refusé un zoocide.
Les procès se succèdent bien, mais les agriculteurs bios n'ont rien obtenu du tout, car ils n'ont rien demandé. Il leur a été accordé de traiter leurs animaux avec des produits bios!!!! Ce qui revient à éradiquer bio! Et vive les Hutus et les Tutsis qui ont exécuté proprement à la différence d'Hitler qui n'utilisait pas des gaz bios! De plus cette "dérogation" n'a été accordée qu'aux bios officiels. Les autres n'ont pas droit aux états d'âme. Ça me rappelle quand on n'accordait le statut d'objecteur qu'aux chrétiens. Vous avez d'ailleurs publié dans le n° consacré à la Drôme un appel du groupe Lycopodium demandant qu'on leur signale les moyens de traiter biologiquement le varron, en vue de satisfaire à l'obligation.
Les bios de la région PACA ont fait un audit sur les risques de Vaches Folles chez eux. Au passage il est indiqué que 85 % (quatre vingt-cinq) du cheptel bio a été traité à l'ivermectine ou aux organophosphorés contre le varron. Le reste, ce doit être ceux qui ont été traités avec d'autres produits ou les animaux exemptés (mâles destinés à l'exportation pour engraissement).
Cette politique qui consiste à vouloir protéger tel ou tel intérêt particulier ne peut pas mener à une société conviviale. Soit vous considérez que nous sommes des charlots et vous nous ignorez (ce que font presque tous les journaux bios et écologistes), soit vous considérez que nous exagérons et vous mettez un commentaire, soit enfin vous mettez notre parole au complet tout simplement. Une des pires violence est le mépris de la parole de l'autre. Nous savons ce que nous disons et nous avons les preuves matérielles de nos propos. Nous ne gagnerions pas nos procès sans cela. Nous n'avons pas besoin d'être pris en charge pour nous faire dire le contraire de ce que nous pensons et écrivons.
Je suis totalement à votre disposition pour vous apporter les documents que vous souhaiteriez connaître, et pour vous éclairer sur tel ou tel point. Mais de grâce, arrêtez d'agir comme vous le faites, vous ne réussissez qu'à discréditer le mouvement que vous voulez promouvoir, car lorsque la vérité éclatera vous serez considérés comme complices pour avoir diffusé de fausses informations.
Je vous signale également que nous avons démontré que l'éradication du varron a déclanché la Vache Folle. Les bios en acceptant cette prophylaxie, contraire à leur principe de base (le respect des écosystèmes) sont donc parfaitement complices des morts qui vont arriver. Ne rien dire ne résoudra pas le problème.
Dans l'attente du plaisir de vous lire et d'une meilleure collaboration, soyez assuré de mes sentiments amicaux.
Jean Coulardeau                                                                                                                                                                       

  Ce qu'est devenue notre lettre ( SILENCE N°291/292 page 94, janvier 2003 )

Varron : éradiquer bio !
"L'info publiée dans le numéro 288 p.20 relève de la désinformation. Le varron ( ... ) est un parasite qui a toujours existé et n'a jamais empêché les cuirs d'être exploités. Il ne les dévalorise que de 1 % selon les chiffres fournis par le Centre technique du cuir. Par ordre décroissant des défauts, il ne représente que le septième.
Une politique d'éradication a bien été mise en place, mais elle n'a pas été refusée «par nombre d'agriculteurs biologiques», bien au contraire. Nature et Progrès, l'ITAB, les biodynamistes... ont accepté le principe d'éradication. La plupart ne l'ont toujours pas dénoncé et s'ils l'ont fait n'appellent pas à la résistance.
La coordination est issue d'une poignée d'agriculteurs bios et non bios qui ont refusé un zoocide.
Les procès se succèdent bien, mais les agriculteurs bios n'ont rien obtenu du tout, car ils n'ont rien demandé. Il leur a été accordé de traiter leurs animaux avec des produits bio ! Ce qui revient à éradiquer bio ! Et donc, vive les Hutus et les Tutsis qui ont exécuté proprement à la différence d'Hitler qui n'utilisait pas des gaz bio !
( ... ) En faisant un audit sur la vache folle, les bios de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur ont indiqué que 85% du cheptel bio a été traité à l'Ivermectine ou aux organophosphorés contre le varron. Le reste doit correspondre à ceux qui ont traité avec un autre produit ou les animaux exemptés (mâles destinés à l'exportation pour engraissement).
( ... ) Nous avons démontré que l'éradication du varron a déclenché la vache folle. Les bios en acceptant cette «prophylaxie» contraire à leur principe de base (le respect des écosystèmes) sont donc parfaitement complices des morts qui vont arriver. Ne rien dire ne résoudra pas le problème.
Jean Coulardeau . Coordination contre l'éradication du varron, La Ribe, 43430 Les Vastres."                                                                

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suite à cette publication : La réponse d’Arlette Harrouch ( SILENCE N°294, page 43 ( Mars 2003)  

Vache folle
" Nous sommes indignés par le courrier paru dans votre revue de janvier 2003, «Varron : éradiquer bio !» signé de Jean Coulardeau.
Dans cet article le président de la coordination contre le varron tient des propos purement mensongers en affirmant que Nature et Progrès a accepté le principe d'éradication. Mr Coulardeau sait cependant que Nature et Progrès non seulement s'est positionné clairement contre ce principe (article dans la revue d'octobre 2000, communiqué de presse) mais également a soutenu des producteurs attaqués au tribunal administratif en se portant partie civile contre le préfet (Normandie et Loire-Atlantique).
Mr Coulardeau a reçu un courrier de notre part du 17 janvier 2000 où nous exprimions notre souhait de soutenir son mouvement mais celui-ci a, pour une raison mystérieuse, refusé notre collaboration.
Rappelons pour lui rafraîchir la mémoire que nous avons fait venir Mark Purdey en mars 2001 à Paris pour une conférence de presse que nous avons organisée sur le thème de l’E S B. Nous avions invité également Michel Bounias, écotoxicologue et directeur de recherche à l'INRA. L'une des thèses de Mark Purdey, éleveur bio en Grande-Bretagne et chercheur, est qu'il y a un lien sérieux entre le traitement contre le varron et le développement de l'encéphaIo-spongiforme bovine. A cette occasion nous avons édité une gazette spéciale qui depuis a été diffusée à plus de 5000 exemplaires.
Monsieur Coulardeau a mené contre l'éradication du varron un combat exemplaire. Cela ne l'autorise pas à tenir des propos malveillants.
Arlette Harrouch, directrice de Nature et Progrès "                                                                                                                    
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Les réponses de Jean Coulardeau à Mme Harrouch et à Silence, et  l’intégralité de la correspondance échangée avec N et P, sont  disponibles avec le reste du dossier sur demande par courrier contre au moins 3 euros de timbres )
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Réponse de Jean Coulardeau à Mme Harrouch
Le 23/03/03
à: Mme Arlette Harrouch
Directrice Nature et Progrès
68 bd Gambetta
30700.Uzès
  N° réf: var2A/3
  Madame la Directrice,
Suite à votre lettre parue dans le n°294 de Silence, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joints les documents suivants:
- copie de ma lettre à Silence
- texte de la conférence que j'ai faite à Annonay le 21 mars
- tract d'annonce de cette conférence (papier vert)
- tract distribué aux participants (papier blanc)
N'ayant rien à ajouter à ces divers documents, et dans l'attente de jours meilleurs,
je vous prie de bien vouloir agréer, Madame la Directrice, mes salutations distinguées.
( non publié )
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Fin de l'histoire : 
- suite à la publication de qu'est devenue notre lettre ( SILENCE N°291/292 page 94, janvier 2003 "Varron : éradiquer bio !")
 
dernière lettre à Silence ( pas publiée )
 
Le 23/03/03
à: SILENCE
9, rue Dumenge. 69004. Lyon
N° réf: var2A/3
 
Bonjour,
Suite à la publication dans le n° de mars de la lettre de Madame Arlette Harrouch, Directrice de Nature et Progrès, je vous prie de bien vouloir trouver ci-joints les documents suivants:
- copie de ma lettre à Madame Harrouch, texte de la conférence du 21 mars à Annonay, tract d'annonce de la conférence (papier vert), tract distribué aux participants (papier blanc)
-les courriers échangés avec N et P, à savoir lettre de Madame Harrouch du 17 janvier 2000, notre réponse du 25 janvier 2000, la réponse du président de N et P du 7 février 2000, notre réponse du 16 février 2000, le fax du président du 21 février 2000 qui annonce un examen de nos arguments. Depuis nous attendons.
Encore une fois, vous avez publié un texte qui nous fait du tort.
Vous auriez pu vous rendre compte que la lettre de Madame Harrouch contenait des choses étranges:
- je ne suis pas président de la Coordination, car il n'y en a pas et vous devriez le savoir.
- la Coordination n'est pas contre le varron (lapsus freudien) mais contre l'éradication du varron.
-vouloir nous rejoindre en 2000 quand l'éradication est commencée depuis 1986 et généralisée à tout le pays depuis 1998 aurait pu vous paraître étrange.
- apporter pour preuve de cet engagement la venue de Mark Purdey qui ne s'oppose pas à l'éradication, mais seulement au produit utilisé, relève du sophisme
- tout comme la diffusion du fascicule de Guy Kastler qui ne cite jamais la Coordination et ne  dénonce jamais le principe d'éradication (le mot n'est même pas écrit une fois si j'ai bonne mémoire).
En prétendant n'avoir pas eu de réponse à son courrier, Madame Harrouch me fait passer pour un menteur dans la France entière. Et avec votre complicité!
Je pourrais exercer un droit de réponse. Je ne le ferai pas et je laisse à votre conscience le soin de décider si vous devez réparer le tort que vous avez causé tant à moi qu'à la Coordination et à notre combat pour le respect de la biodiversité et de la vie.
Dans l'attente du plaisir d'engager une véritable relation de confiance avec vous, soyez convaincus de ma profonde aversion pour le mensonge comme méthode de débat.
Jean Coulardeau

retour varron